Fonction publique: La suppression des postes budgétaires aggravera la crise

Nabil Benabdallah rejette la décision du chef de gouvernement

M’Barek Tafsi

Le Secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme, Mohammed Nabil Benabdallah, a souligné, vendredi, le rejet par le parti de la «grave et étrange» décision du chef du gouvernement de supprimer la programmation de tous les postes de recrutement dans la fonction publique (à l’exception du ministère de l’Intérieur, de l’enseignement et la santé) au cours des trois prochaines années.

Cette décision a été rendue publique à travers une circulaire envoyée, mercredi, par le Chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, aux ministres, aux ministres délégués et aux hauts commissaires, leur demandant de ne pas prévoir de postes budgétaires pour l’année 2021, de se contenter des dépenses nécessaires et de poursuivre la rationalisation de celles-ci. Cette circulaire concerne l’actualisation des propositions relatives à la programmation budgétaire pour les trois prochaines années.

Une décision d’une «extrême gravité »

Dans une réaction via le site officiel du PPS-Maroc, le Secrétaire général a rappelé que cette décision vient d’être prise au moment où la pandémie du Corona a dévoilé au grand jour la grave extension de la pauvreté et de la précarité dans le pays.

Selon le PPS, a-t-il dit, la question sociale et l’amélioration de la situation de l’homme marocain doivent être au cœur du décollage économique. Quant au soutien de l’entreprise, il doit être conditionné par la préservation des postes d’emploi.

D’après lui, la décision annoncée par le gouvernement est d’une «extrême gravité». Elle est «incompréhensible et dénote une absence du sens politique pour rapport à ce gouvernement ». C’est pourquoi le PPS « ne la soutient pas», étant donné qu’elle « donne un signal très négatif par rapport à l’avenir».

Elle intervient aussi au moment où l’on s’attendait plutôt à l’adoption de politiques publiques allant dans le sens contraire vers la relance de l’économie nationale, la lutte contre les maux sociaux, l’éradication de la précarité et de la pauvreté, la garantie des droits sociaux des citoyennes et citoyens et le développement du pays.

Tout en exprimant ses regrets, le Secrétaire général du PPS demande au gouvernement de revenir sur cette décision, étant donné qu’elle sape les attentes des citoyennes et citoyens à l’amélioration de leur situation sociale.s

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