La petite Naima: le corps découvert plus d’un mois après sa disparition

SOS enfance

Karim Ben Amar

La ville de Zagora est en émoi après la découverte du corps de la petite Naima, disparu le 17 août dernier. Elle venait  tout juste de boucler son 5e printemps.

La nouvelle s’est répondue comme une trainée de poudre dans tout un pays qui ne s’est pas encore relevé du choc de Tanger, après la macabre découverte du corps du  petit Adnane (11 ans), enterré près de son domicile familial,  voilà que les restes de la dépouille de la petite Naima (5 ans) ont été retrouvés  par un berger au milieu des rochers de Djbel Kissan, samedi 26 septembre, soit plus d’un mois après sa disparition à Tafergalt, dans la commune de Mezguita.

Les circonstances de sa disparition restent encore inconnues mais la thèse du meurtre pédocriminel crapuleux est avancée par plusieurs médias locaux et de la famille de la regrettée. D’ailleurs, les habitants de cette localité sont très mécontents des traitements réservés par les médias à cette affaire et la faible mobilisation de la société civile ainsi que du laxisme des autorités. Ils leur reprochent de ne pas avoir donné à cette sombre affaire, la même importance accordée à la disparition et au meurtre du petit Adnane.

Il est à noter que depuis quelques semaines déjà, les affaires de pédophilie font la Une des journaux nationaux à l’image des aveux du «fqih» de Tanger qui font froid dans le dos, et qui ont été relayés par de nombreux médias.

Ces affaires de pédophilie, ne sont pas des cas isolés.  Loin de là. Dans le Nord comme dans le Sud, à l’Est comme à l’Ouest du Maroc, des affaires de ce genre sont très récurrentes et cela bien avant le meurtre ignoble du petit Adnane (11ans). Les suicides ont battu de tristes records dans cette région. Sur place, tout le monde s’accorde à dire que ces suicides sont les résultats des séquelles laissées par les abus sexuels.

Les cas ne sont pas isolés, et sévissent  dans plusieurs régions du pays. Ceux-ci représentent un problème profond. La seule application de la peine de mort (réclamée par certains activistes sur les réseaux sociaux contre tous les auteurs de crimes pédophiles)  ne peut donc résoudre ce problème. Face à la recrudescence de ce fléau, un traitement en profondeur se fait attendre.

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