«Mohamed Choukri… Tanger et les écrivains étrangers»

Vient de paraître

Mohamed Nait Youssef

«Mohamed Choukri…Tanger et les écrivains étrangers» est l’intitulé du nouveau livre signé par Yahya Ben El Oualid et édité par la jeune maison d’édition Dar Agora, basée sur Tanger.

Ce livre qui  viendra en effet étouffer la scène culturelle et livresque nationale braque les lumières surtout,  sur un personnage inédit, voire une plume inclassable et insaisissable, Mohamed Choukri. Très connu par son roman à succès «Le Pain nu», Choukri a débarqué  ses valises à Tanger à un âge assez jeune. Il y fait une carrière romanesque remarquable qui dépasse les frontières marocaines.

En outre, cette nouvelle publication est aussi une analyse traitant les écrivains étrangers qui résidaient dans la ville du Détroit, ainsi que leur rapport avec Mohamed Choukri, considéré comme  l’une des figures de proue de la littérature marocaine d’expression arabe contemporaine. Ainsi, et pour mettre un éclairage sur cet écrivain ayant marqué des générations, l’auteur de ce livre n’est pas recouru uniquement à l’étude et l’analyse mais il a également publié des bribes de sa biographie, ses rencontres inédites avec Mohamed Choukri qui seront publiées pour la premier fois dans ce nouveau né littéraire.

«Ce n’est pas étrange que la ville de Tanger accueille des écrivains étrangers de renommée internationale, des peintres, des musiciens, des journalistes, entre autres… Il serait  difficile également de comptabiliser tous ceux qui sont venus à «Tanger la mythique» au cours des années 40, 50 et 60 du siècle dernier, et  dans laquelle ils ont créé des œuvres», précise l’auteur du livre.

Ces écrivains,  a-t-il ajouté, ont légué ce que nous pourrons appeler un «texte tangérois» qui  a embrassé l’universalisme. Le grand nombre de ces plumes, précise-t-il, ont quitté la ville de Tanger qui s’est transformée par la suite à un «espace globalisé» et ayant perdu une partie de sa mémoire, son identité, son patrimoine  et son architecture singulière.

Certes, la ville de Tanger est inspirante, une muse qui avait séduit, et encore, des voix romanesques et des plumes mondialement reconnues, telles que Marguerite Yourcenar, Truman Capote, Jack Kerouac, Antoine de Saint-Exupéry, Tennessee Williams, Paul Morand, Roland Barthes, Jean Genet ou encore  Joseph Kessel. Certains ont décidé d’y rester comme Paul Bowles qui a vécu à Tanger de 1947 jusqu’à sa mort en 1999.

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