Nabil Benabdallah: «Il est temps de repenser le rôle de l’Etat»

Appelant à la poursuite du débat sur «l’après corona»

En interagissant avec les commentaires émis suite au lancement du débat, la page officielle du Parti du progrès et du socialisme (PPS) sur Facebook, sous le thème «Crise de Corona et l’après-crise: questions à débattre», le Secrétaire général, Mohammed Nabil Benabdallah,  a appelé les militants et l’ensemble des sympathisants à poursuivre et intensifier  le débat autour du rôle de l’Etat, ses missions et ses véritables fonctions sans que cela n’occulte d’autres problématiques qui ont aussi une importance cruciale.

Evidemment, selon le leader du Parti du Livre, la plupart des commentaires émanant   des usagers des réseaux sociaux  ont exprimé le besoin d’un Etat-providence fort, remplissant un rôle primordial dans les secteurs sociaux et tire sa force de la démocratie de ses institutions.

A cela s’ajoute également la problématique de notre  système éducatif et les moyens devant être mobilisés pour instaurer une l’école publique garantissant  l’égalité des chances et la qualité tout en étant dotée d’efficacité notable. Il faut dire qu’un tel constat s’applique parfaitement  à  notre enseignement supérieur, a-t-il affirmé.

Cela étant, quelles sont les approches par lesquelles doit-on procéder pour que l’université marocaine se transforme en un projet phare promouvant l’excellence scientifique en vue d’enrayer la fuite des cerveaux,  s’est interrogé le dirigeant du PPS.

Un Etat fort et démocratique

La réflexion doit également être étendue à notre système sanitaire  public. En fait, la crise nous a imposé de repenser le rôle que doit remplir l’hôpital public pour qu’il soit performant et accessible à tous les citoyens, a-t-il souligné.

Autre point évoqué par le leaser du PPS, celui des familles qui se trouvent  dans une situation vulnérable.  Pour le Secrétaire général du PPS, l’intelligence collective doit s’ingénier à  trouver les réponses permettant aux familles défavorisées de continuer  de  bénéficier d’un revenu minimum, en dépit de la modestie des sommes qui leurs sont allouées par l’Etat, ce qui constitue d’ailleurs une démarche louable.

En termes plus clairs, la question principale, qui nous interpelle tous, porte essentiellement sur la méthode par laquelle doit-on procéder pour mettre en place une politique de développement économique, orientée  davantage vers  les secteurs  productifs tout en veillant à développer nos capacités nationales et trouver les moyens de réunir les ressources financières adéquates, a affirmé le dirigeant du PPS.

Pour  ce faire, il existe plusieurs entrées: est-ce  par l’entame d’une réforme fiscale globale, l’impôt sur la fortune comme forme de solidarité, ou encore la hiérarchisation des priorités  dans le budget de l’Etat selon l’ordre d‘importance, s’est-il demandé?

Dernier point mais non le moindre,  c’est que toutes ces fonctions ne peuvent être accomplies, sans avoir un État fort. Cette force ne peut être obtenue que par l’approfondissement de la démocratie,  le renforcement des institutions et la mise en œuvre des dispositions de la Constitution de 2011, sans omettre la présence des partis politiques, forts, dynamiques et crédibles, a-t-il insisté.

Khalid Darfaf

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