Seddiki : «La hausse n’aurait rien d’inquiétant»

Prix à la consommation

Karim Ben Amar

L’indice des prix à la consommation (IPC) a connu, au cours du mois de janvier 2021, une hausse de 0,1% par rapport au mois précédent, indique le Haut-commissariat au plan (HCP), dans une note d’information relative à l’IPC du mois dernier. Cette variation, d’après la même source, est le résultat de la stagnation de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

Les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2020 et janvier 2021 concernent principalement les «poissons et fruits de mer» avec 2,1%, les «huiles et graisses» avec 1,5% et les «eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et  légumes» avec 0,3%, relève le HCP.

Il ajoute en revanche que les prix ont diminué de 1,0% pour les «Légumes» et de 0,6% pour les « Fruits » et les « viandes ». Concernant les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Tabacs» avec 2,3% et des «Carburants» avec 2,5%, d’après la note du HCP.

L’équipe d’Al Bayane a contacté l’économiste Abdeslam Seddiki qui a affirmé que «cette hausse n’aurait rien d’inquiétant. Il est aussi judicieux de noter que les chiffres dévoilés par le HCP sont conforme aux prévisions ».

«Il est à souligner que l’inflation n’est pas ravageuse pour une économie, bien au contraire. L’inflation sert aussi à booster le développement de l’économie», a-t-il souligné.

Quant à la hausse le l’IPC, en janvier 2021, elle est au même niveau qu’en janvier 2020. « Cela prouverait que cette hausse n’est en aucun cas alarmante», ajoute l’ancien ministre du Travail.

Par ailleurs, il est à noter que les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Kénitra avec 0,7%, à Safi avec 0,6%, à Tétouan et Errachidia avec 0,4%, à Meknès avec 0,3% et à Casablanca et Tanger avec 0,2%. Cependant, des baisses ont été enregistrées à Dakhla avec 0,6%, à Laâyoune avec 0,5% et à Guelmim et Beni-Mellal avec 0,4%.

A ce sujet, le professeur universitaire déclare que «le disparité entre les villes n’est pas énorme. Il n’y a rien d’alarmant, d’autant plus que nous ne pouvons pas sortir avec des conclusions après à peine un mois», a-t-il conclu.

Enfin, il est a relevé que d’après de nombreuses sources médiatiques, une campagne de boycott de l’huile végétale est en train de s’organiser, car ce produit de première nécessité a connu une hausse de 2 dirhams d’après ces mêmes sources. Pour rappel, une campagne de boycott avait connu un franc succès au Maroc en 2018. Les consommateurs dénonçaient des prix trop élevés. Cette campagne avait secoué les trois firmes touchées par le boycott.

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