Un voyage musical à la quête des racines

«Dans tes yeux, je vois mon Pays»

DNES à Marrakech Mohamed Nait Youssef

Une belle avant première mondiale du film  «Dans tes yeux, je vois mon Pays» du réalisateur Kamal Hachkar projeté mardi fin après midi au FIFM dans la catégorie «Panorama marocain». «Ce n’est pas facile de faire des films.

Ce sont les gestes politiques et artistiques qui sont forts. Et l’art  et la musique ont cette capacité de briser les frontières et les murs. », a souligné Hachkar juste avant la projection devant une salle comble.  Ce travail, ajoute le réalisateur du film «Tinghir-Jerusalem, Les échos du Mellah», incarne le Maroc pluriel et divers.

Le film est un bel hommage à l’héritage musical judéo-marocain. Par ailleurs, c’est à travers les yeux des personnages notamment de la chanteuse Neta Elkayam, du musicien Amit Haï Cohen, Ahmed Hachkar et Fanny Mergui que nous voyons cette diversité et communion qu’avait marqué la terre marocaine pendant des siècles. «Au début j’avais peur de ne pas m’accepter par les autres quand je suis venue chanter au Maroc.», a fait savoir Neta. Pour ceux qui s’en souvenaient la chanteuse a été révélée lors du festival des Andalousies Atlantiques à Essaouira.

C’est était une découverte musicale pour les mélomanes. «Les jeunes juifs veulent savoir leurs origines, sources… ils veulent aussi renouer le lien avec leur culture et mémoire», a-t-elle dit. Et d’ajouter : «Nous sommes fiers  de ce film. On a fait un long chemin pour y arriver». «Dans tes yeux, je vois mon Pays» est un voyage musical à la quête des origines, d’une part de la mémoire et de la terre des ancêtres.

Qui dit voyage, dit retrouvailles ! Du Jérusalem en passant par Mogador, Tanger, Gibraltar, Casablanca, Tinghir puis Tizgui, les jeunes musiciens Neta Elkayam et Amit Haï Cohen sont allés à la rencontre des gens ainsi que leur musique, chant, mais aussi et surtout de vivre de près cette mémoire commune et plurielle qui réunit les marocains d’ici et d’ailleurs. Les rencontres se multiples avec les musiciens et les artistes. Dans le documentaire on y reconnait en effet les voix des artistes et chanteurs Hamid Bouchnak, Abir El Abed, Françoise Atlan et les rythmes de Gnaoua, Ahwach et la musique judéo-marocaine.ue est omniprésente dans le film.

C’est incontestablement son fil conducteur qui le guide de bout en bout, jusqu’au bout. En outre, le réalisateur du film par les mouvements de la caméra, les plans rapprochés a pu capter l’émotion en créant une certaine intimité avec les personnages qui ont joué avec beaucoup de spontanéité et de sincérité dans une ambiance conviviale, émotionnelle et fraternelle.  Le film a transmis ses lettres de noblesse à travers l’image ; celle d’un Maroc dont la mémoire est plurielle.  

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