3 questions à Farid Mezouar, directeur exécutif de flm.ma

Al Bayane : Quel a été l’évènement de la semaine ?

Pour cette semaine, je pense au pétrole avec le cours du Brent qui a atteint plus de 72 dollars, soit un nouveau sommet de trois ans. En effet, dans son rapport mensuel, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a indiqué que les signataires de l’accord de Vienne respectent leurs engagements. En particulier, plusieurs pays comme l’Arabie Saoudite, ont baissé leur production, ce qui devrait réduire l’excédent d’offre. Cette annonce a poussé le cours du baril du pétrole qui était déjà sous tension avec l’aggravation du conflit syrien qui s’est mondialisé.

Est-ce que cette hausse risque de se poursuivre ?

Vraisemblablement, la hausse du cours du baril du pétrole pourrait se poursuivre même si l’essor du pétrole de schiste aux Etats-Unis, freine l’envolée du cours du pétrole. En effet, la tournure mondialisée du conflit syrien pourrait amplifier l’impact d’autres données fondamentales comme la perspective d’un accord de long-terme entre l’OPEP et la Russie ainsi que la perspective de cotation d’Aramco.

Qu’en est-il de l’introduction en bourse d’Aramco ?

Il s’agit d’une introduction historique à attendre d’ici 2019 car  l’ambition de l’état saoudien, est de céder 5% du capital d’Aramco sur les marchés boursiers à une valeur de 100 Mrds $, loin devant les 25 Mrds $ d’Alibaba. En effet, selon Bloomberg, Aramco a dégagé au premier semestre de 2017, un bénéfice net de 33,8 milliards de dollars contre 7,2 milliards de dollars au premier semestre 2016, bénéficiant de la reprise des prix du pétrole. Surtout, Aramco affiche des coûts de production structurellement bas, estimés à moins de 4 dollars le baril. D’où, un souhait de l’Arabie Saoudite de viser un cours du baril entre 70$ et 80$ qui maximisera la valeur de l’introduction en bourse.

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