Semaine de fêtes à haute valeur symbolique

Cette semaine sera marquée par trois fêtes. Deux nationales et une religieuse. A partir de ce lundi, le Maroc célèbrera, respectivement, l’anniversaire du 20 août 1953, la Fête de la jeunesse, coïncidant avec l’anniversaire de SM le Roi Mohammed VI, et l’Aïd Al Adha (Fête du Sacrifice).

C’est toute une semaine chargée de souvenirs, de symboliques et de retrouvailles auxquels les Marocaines et les Marocains auront droit.

Du lundi au jeudi, les jours sont fériés pour la Fonction publique mais aussi pour le secteur privé. Avec, pour les uns et les autres, le pont du vendredi qui donnera « droit », pas seulement au secteur de l’informel, à une douzaine de jours non travaillés, week-ends obligent !

L’information, elle aussi, aussi au repos, à cause, surtout, à la Fête du mouton, synonyme de repos des carnivores…

Mais au-delà des retombées de ces fêtes sur l’acheminement de la presse écrite nationale, les points de ventes étant fermés pendant toute la semaine et les vendeurs ambulants étant aux abonnés absents, il est clair que nos journaux subiront la loi du manque de factuel et que la conjoncture se prêtera beaucoup plus au commentaire au sens large…

Cela nous pousse à traiter cette actualité hebdomadaire qui est constituée par les trois fêtes, dont l’importance n’est plus à démontrer.

L’exil de Feu Sa Majesté Mohammed V, sous la contrainte des autorités d’occupation françaises, en Corse puis à Madagascar, était un choix patriotique face au chantage colonial. Le défunt souverain avait préféré l’exil à la capitulation et à la trahison de son peuple.

Il paiera chèrement le prix de son engagement auprès de son peuple et du mouvement.

Avec la famille royale, le roi Mohammed V a séjourné à Zonza et surtout à l’Ile de Rousse en Corse, et ce pendant presque six mois d’exil.

Elle connaitra la privation, l’isolement et une surveillance rigoureuse et constante, du fait de la proximité méditerranéenne du Maroc et la recrudescence de la lutte armée réclamant le retour du Sultan Mohamed Ben Youssef et la fin du Protectorat, instauré en 1912.

C’est ce qui poussa le Protectorat à exiler la famille royale à Madagascar, à partir du mois de février 1953.

 Le Roi libérateur ne reviendra au pays que le 18 novembre 1955, après avoir durement négocié l’indépendance du Maroc.

Un accueil national exceptionnel et mémorable sera réservé par le peuple à son Roi et à la famille royale, dans une symbiose populaire qui marquera la suite des événements.

Une fois libéré du joug colonial, le Maroc allait entamer une phase d’édification d’un Etat indépendant sous la conduite de son roi libérateur, qui, hélas mourra à l’âge de 51 ans, en 1961.

C’est feu Sa Majesté Hassan qui prendra les rênes du pays et se distingua par une véritable réunification du pays, dont bien des provinces étaient restées sous l’occupation espagnole, à l’indépendance en 1956.

La seconde date que nous célébrons est le 21 août 1963, date de l’anniversaire de SM le Roi Mohammed VI, correspondant, depuis 1999 et son accès au Trône, à la Fête de la Jeunesse.

Une place particulière a été donnée aux jeunes pour aller de l’avant dans tous les domaines, soutenus par de grands chantiers où ils ont eu leurs places et de réformes au sein desquelles ils sont présents.

C’est un gigantesque coup de modernité et de jeune qui est donné au pays et aux citoyennes et citoyens, qui ont commencé par s’impliquer dans cette œuvre de modernité et de progrès.

Enfin, les deux anniversaires coïncident, cette année, avec le Fête du sacrifice, marquée, comme chaque année par la période du pèlerinage.

Bonnes Fêtes !

Mohamed Khalil

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