A quand l’éclaircie du tourisme à Agadir?

Alors que Marrakech sort progressivement du tunnel, Agadir semble avoir beaucoup de peine à larguer les amarres. Après une inertie de plusieurs mois, la cité ocre respire de l’air, en accueillant les premiers hôtes d’outre-mer. Son pareil balnéaire chasse encore les mouches de l’oisiveté macabre.

En fait, une multitude de structures hôtelières de renom ferme boutique, au déplaisir des opérateurs mis à mal par effets pandémiques. Après le passage laconique des concitoyens, lors de la période estivale écourtée, générant tout de même, une embellie éphémère, le secteur se confine aussitôt, dans l’expectative. La lueur d’espoir que nourrissaient les professionnels du secteur, toutes catégories confondues, se faiblit en ce début de saison hivernale.

Le ciel est encore cadenassé, depuis le verrouillage des frontières, il y a environs sept mois, en plus de l’état d’urgence auquel on fut soumis, dès l’apparition de l’épidémie sur l’ensemble du royaume.

Aussi bien le promoteur aérien national que les compagnies low-cost restent pour l’instant, muets aux aspirations de plus en plus, avortées par la conjoncture actuelle. La reprise se fait cruellement attendre dans la destination, toujours en quête d’une réelle relance, puisque les demandes se font rares, en ces temps beaucoup plus cléments qu’en Europe, en particulier.

Hormis le tourisme de business qui se déploie relativement mieux, les autres niches marquent le pas tant en mer qu’en rural. Sans être trop pessimiste, on ne peut s’attendre à meilleur rebondissement à court terme, puisque les réservations se sont déjà effectuées dans les sites concurrentiels de l’entourage. L’espace méditerranéen, en dépit de la paralysie virale, s’est revigoré en Espagne, comme en Grèce, en Italie ou en  Turquie.

Par contre, le souci de tergiversation et d’attentisme qui s’est emparé des divers décideurs centraux, a fait rater le coche aux opportunités qui pouvaient être saisies pour préserver un domaine aléatoire et vulnérable à longueur d’année. La politique lymphatique que mènent les gestionnaires du secteur au niveau national, manquant atrocement de punch et d’agressivité, à impacté de manière ostensible sur le sort du tourisme national.

La station balnéaire qui fascine les touristes par son climat mielleux, sa baie somptueuse et son arrière pays majestueux, déjà atterrée par les turpitudes assassines des multiples successeurs à la tête du département, depuis des lustres, paraît avoir accusé le coup de grâce en ces temps cauchemardesques de la crise endémique. Il ressort de cette situation caduque dont souffrent perpétuellement les promoteurs et leur personnel, que le remède réside en la mutualisation de tous les efforts de la région, en parfaite synchronie avec ses différentes composantes, sans aucune vice individualiste ni tic clanique, en vue d’en faire  ensemble, une affaire RÉGIONALE, pouvant constituer un lobbying influent sur le centre de décision.

Agadir est une destination trop huppée pour que les petits  salariés de Rabat en tournent le dos, depuis fort longtemps!

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