Abdelilah Amzil, nouveau président de la MNA

Mohamed Nait Youssef

Il est 17h30. Au siège de la mutuelle nationale des artistes (MNA), situé à l’venue Mers Sultan à Casablanca, un point de presse a eu lieu, jeudi 9 juillet, pour présenter le nouveau président de la MNA, Abdelilah Amzil, fraîchement élu lors d’une assemblée générale extraordinaire urgente tenue le 4 juillet 2020. En effet, cette conférence de presse a été une occasion idoine pour mettre un éclairage sur la situation et l’état de santé de cette société mutualiste.

«Ce point de presse a été organisé pour braquer les lumières sur ce qui se passe à la Mutuelle nationale des artistes et pour communiquer sur le nouveau président qui a été élu dans une assemblée générale extraordinaire urgente. L’assemblée générale a été organisée sur la demande des membres du conseil d’administration comme stipule l’article 9 du statut de la mutuelle», nous explique le nouveau président à l’issue.

Selon ses dires, la mutuelle était dans une impasse notamment avec certains membres qui ont été éloignés de la direction et du conseil.

Toutefois, il faut le dire d’ailleurs, ce qui s’est passé à la MNA, une histoire digne d’un roman voire d’un film d’action.

«Ces membres écartés se sont rassemblés en équipe pour faire un assaut pendant le confinement. Ils ont pris en otage tout le siège de la mutuelle nationale des artistes. Par ailleurs, les membres du bureau sont venus pour ouvrir la voie du dialogue avec ces membres là qui disaient qu’ils ont des documents juridiques pour rentrer au siège. Mais il s’est avéré qu’ils n’ont rien et qu’ils ont pris l’ex-président de la mutuelle Haj Youness qui était en conflit avec un membre de l’administration (le directeur). En outre,  ces gens là ont utilisé ce conflit là pour signer un certain nombre de  documents. Et ce n’est pas tout ! Ils ont créé un bureau imaginaire», affirme Abdelilah Amzil.

Avec ce bureau, a-t-il ajouté, ils ont fait pas mal de dégâts. «Il y a des dossiers qui sont suivis au niveau du tribunal dans ce sens là», précise-t-il.

Durant cette période du conflit, les membres du bureau ont opté pour la voie juridique au lieu des sorties médiatiques dans la presse ou dans les réseaux sociaux.

«On ne voulait pas influencer le tribunal. Or, nous avons opté pour la voie juridique et nous tenons à la suivre jusqu’au bout parce que nous sommes convaincus que la justice réglera le problème. C’est pour cette raison qu’on n’a pas communiqué sur cette situation et ces conflits. Aujourd’hui, les choses  deviennent plus claires», précise Abdelilah Amzil.

Alors que les choses sont plus claires aujourd’hui, le nouveau président ainsi que son bureau auront certainement du pain sur la planche et de grands chantiers à la fois juridiques et sociaux à gérer avant la tenue du deuxième congrès qui  aura lieu en décembre.

«Pour se pencher sur certains dossiers et chantiers, il faut d’abord être stable. L’organisme n’est pas encore stable parce qu’il y a ces membres éloignés qui communiquent avec des mensonges sur des faits qui ne sont pas réels. Donc, le vrai bureau s’est retrouvé en train de gérer les faux problèmes au lieu de se préparer au  congrès», a-t-il souligné. Et d’ajouter: «C’est pour cela que les membres du conseil d’administration ont demandé une assemblée générale extraordinaire pour élire un nouveau président  qui  remplace l’ex-président qui avait dimensionné au mois de janvier. On  avait un vide juridique, et il fallait le combler afin de passer aux choses sérieuses», a-t-il fait savoir.

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