Agadir respire à pleins poumons!

Aurait-on besoin d’une autre période de l’état d’urgence dans notre pays? En fait progressivement, on s’est passé de ses aspects, sans attendre la date butoir du 10 juillet, dans nombre de secteurs.

Mais, on aura insisté sur les dispositions préventives à prendre, chaque fois que la nécessité s’y prête. Au point que l’on ne s’y attend même pas ! Au moment où on s’acheminait vers l’endiguement de la pandémie, avec des taux d’atteinte en régression et ceux de rémission en net rebond, voilà que des foyers d’unités de fabriques éclataient et semaient émoi et  anxiété.

Cependant, il convient de dire aussi que cette profusion est due, sans doute au dépistage massif qu’on met au profit des patients, à grande échelle. Au demeurant, on s’y oppose aussitôt, avec la fermeté habituelle et s’en sort aussi rapidement que possible.

La région de Souss Massa qui compte en effet, parmi les plus performantes à ce propos, se rétablit de ses plaies minimes sans tomber dans une réelle endémie, à l’image des cas réduits, pour la plupart, émanant d’autres régions. Il n’y a pas de secret à cette distinction dont se targue en particulier, la capitale du Souss, bien qu’elle renferme de multiples unités de production aux secteurs d’industrie, de bâtiment, de pêche et d’agriculture.

On évoquerait tout d’abord, cette synergie hors pair de toutes les composantes de la communauté locale:autorités locales, Institutions étatiques, acteurs de santé, de la sécurité, sous toutes ses catégories et société civile. Une mobilisation sans relâche pour faire face à l’épidémie, en toute témérité et méthode.

Aujourd’hui, il est question d’un autre combat. Celui de la relance économique qui s’articule dorénavant autour du plan de développement urbain dont la visite Royale du février dernier aura donné les ailes. Sous l’instigation effective du chef de file régional qui veille au grain dans le sillage du spectaculaire entrain Royal, la machine de l’économie se ressaisissait à vive allure, à travers des rencontres de suivi en permanence.

Les projets en vue ravivent à petits trots, les entreprises se donnent la vie à nouveau, le tourisme se prêtent une nouvelle batterie de turbos dans les réacteurs…Pendant ce temps, la normalité se fait ressentir partout au grand bonheur des estivants et gamins qui déambulent, vélos et trottinettes, à pleins poumons, dans les parcs publics. Agadir revit, après plus de trois mois de confinement.

Elle se révolte contre le virus qu’elle aura visiblement vaincu par toutes les mesures respectées. Mais, elle devra continuer à le faire pour vivre avec, dans le même esprit de concorde.

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