Appel à la mise en place d’un comité de veille sociale

Déconfinement progressif

Des voix syndicales et des professionnels de plusieurs secteurs d’activité demandent la prorogation de l’indemnité pour arrêt de travail forcé en faveur des salariés et des familles nécessiteuses dans le cadre des mesures prises pour lutter contre l’épidémie.

Ces indemnités décidées par le Comité de veille économique, (CVE) et versées par le Fonds spécial de lutte contre la Covid-19 avaient démarré en mars dernier et doivent prendre fin en ce mois de juin. La demande de prorogation s’explique par le fait que l’activité n’a pas encore démarré dans ces secteurs, notamment les cafés, les restaurants, l’événementiel, les transports routiers des voyageurs, les hammams, les salles de coiffure, et autres.

De plus, ces secteurs, toujours en arrêt d’activité, n’ont aucune visibilité sur une un éventuel démarrage effectif surtout que le confinement a été prolongé jusqu’au 10 juillet. De même, des secteurs, qui ont repris timidement leurs activités, ne tournent qu’à moins de 50% de leur capacité, pour s’aligner sur les mesures imposées par les autorités compétentes dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

On imagine comment un chauffeur de taxi s’en sortira avec un nombre limité à trois places. La même interrogation est soulevée pour d’autres activités. Dans ce sillage, les cafés appelés à se transformer en espaces de «prêt à emporter» ou à n’accueillir qu’un client par table préféraient garder boutique fermé que de s’aventurer pour  supporter des charges supplémentaires.

Les familles qui exercent dans l’informel devaient patienter encore plusieurs semaines pour pouvoir gagner leur gagne-pain. En fait, la levée du confinement se fait d’une manière progressive. Ce qui pousse à dire que la logique serait d’appliquer la même formule pour les indemnités. Ainsi, l’aide serait réduite de 50% avant d’être suspendue quand l’activité retrouvera son rythme normal.

C’est d’ailleurs ce que laissent entendre les syndicats ayant appelé à la prorogation de ces indemnités pour le mois de juillet. A ce propos, l’Union marocaine du travail (UMT) a saisi officiellement le chef du gouvernement évoquant plusieurs raisons principalement l’arrêt prolongé des activités dans plusieurs secteurs. De même encore, les syndicats ayant tenu des réunions avec le gouvernement dans le cadre des préparatifs de la loi de Finances rectificative ont revendiqué la mise en place d’un comité de veille sociale, (CVS) puisque ces partenaires sociaux n’ont pas été impliqués dans le CVE.

Rappelons qu’une indemnité forfaitaire mensuelle nette de 2.000 dirhams devait être versée au profit des salariés déclarés à la CNSS, durant la période allant du 15 mars au 30 juin 2020.  A ce propos, les déclarations pour chaque mois ne prennent fin que vers le 3 du mois suivant. C’est dire que les déclarations du mois de juin vont se poursuivre jusqu’au début juillet prochain. Autant dire que la crise ne prendrait pas fin avec la levée du confinement.

B. Amenzou

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