Au-delà des chiffres !

Le 26e Salon International de l’Edition et du Livre (SIEL) a baissé son rideau, dimanche 16 février, à la Foire internationale de Casablanca. Selon les chiffres du Ministère de la tutelle, cette «messe livresque» a attiré  près d’un demi-million de personnes.

Un nouveau record! En effet, cette édition, à l’instar des précédentes d’ailleurs, a été marquée par une présence remarquable et attirante des enfants venus de différentes villes et régions, et qui ont submergé les stands du SIEL. C’est réjouissant en fait de voir toutes ces marées humaines qui transforment cet événement culturel, littéraire et livresque à  une «fête populaire».

Or, le SIEL a encore du mal à conquérir d’autres horizons et univers culturels universels  et internationaux en séduisant les maisons éditions les plus prestigieuses qui amènent avec elles non seulement les nouveaux titres parus; mais aussi et surtout des plumes reconnues mondialement qui viennent pour signer  leurs nouveautés et contribuent aux débats directs avec les mordus des littératures et des lettres.

Dans cette optique,  il faut toujours le rappeler, le bon de nombre des éditeurs étrangers est représenté par des agents qui ne font que vendre leurs livres. Par ailleurs, le stand « institutionnel » occupe comme à l’accoutumée une place prépondérante du salon. Que de beaux stands sur des superficies importantes. Selon les chiffres du Ministère de la Culture, 266 institutions ont pris part à cette manifestation, dont 8 constitutionnelles, 6 ministères, 3 institutions publiques, 7 universités, 12 ambassades et représentations étrangères.

Mais, à quoi servent alors un certain nombre de ces stands bien arrangés, imaginés et construits quand le livre, l’écrivain et l’éditeur sont les grands absents de leur participation, programmation?

Au-delà de l’activité commerciale et des chiffres enregistrés, du public attiré, le SIEL devra revoir sa  ligne éditoriale en encourageant les petits éditeurs, en s’ouvrant sur d’autres marchés et sensibilités, en attirant les grands éditeurs et des sommités de la littérature et des lettres pour que cet événement ait la place qu’il due parmi  les autres salons internationaux.

Mohamed Nait Youssef

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