Benabdallah: le PPS soutient totalement l’Initiative civile pour le Rif

Le Parti du progrès et du socialisme soutient entièrement «l’Initiative civile pour le Rif» (ICR) dans ses efforts visant à rechercher une issue au problème des détenus, arrêtés lors des manifestations qu’avaient connues la ville d’Al Hoceima et ses environs et qui ont été condamnés à de lourdes peines, a affirmé le Secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdallah lors de ses entretiens, mardi soir au siège national du parti, avec une délégation de cette association, conduite par son coordinateur Mohamed Nachnache.

Ces entretiens auxquels ont pris part des membres du Bureau politique et des  membres de la délégation de cette Initiative civile, de différentes sensibilités, ont été l’occasion pour le Secrétaire général du parti de leur exposer les positions constantes du PPS, rendues publiques à travers les communiqués de son Bureau politique avant et après les «lourds verdicts choquants» et leur confirmation en appel «plus choquante».

Selon le PPS, a-t-il dit, il est temps de traiter le problème selon une approche nouvelle autre que le recours à des mesures sécuritaires, qui ne suffisent pas à elles seules à régler les problèmes des habitants, qui ne réclament, somme toute, que la satisfaction de revendications légitimes.

«Sous le choc»

Dès le début de l’éclatement du problème, le PPS n’a cessé d’appeler à l’écoute et à la satisfaction des revendications légitimes des habitants, dont un certain nombre d’entre eux ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Depuis lors, le PPS est «sous le choc», a-t-il dit, «un choc aggravé par la confirmation de ces verdicts», qui ne correspondent pas aux faits réels, surtout que la thèse du complot ne repose pas sur des faits réels vérifiables.

C’est ce qui avait amené le Parti à appeler à la révision de ces jugements dans le sens de dénouer et d’apaiser la situation pour tourner la page et créer les conditions propices à un nouveau départ vers davantage de réformes économiques, sociales et politiques dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution de 2011 et la mise en place d’un Etat de Droit (politique, social et économique), a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, le PPS encourage l’ICR dans toutes ses actions visant à rechercher une solution à ce problème, qui risque de prendre une ampleur plus alarmante et plus inquiétante, a-t-il estimé.

«Une solution à dimension nationale»

Pour leur part, les membres de la délégation de l’ICR sont intervenus pour souligner l’importance de leur action, qui s’inscrit dans le cadre des contacts de l’Association avec les partis politiques nationaux, a indiqué son coordinateur Dr Nachnache.

Les participants à cette rencontre ont ensuite examiné les démarches et les différentes formules possibles à suivre dans l’élaboration et la conduite d’une telle initiative, soulignant qu’il ne s’agit pas seulement d’une initiative à caractère humain ou régional, mais aussi d’un problème national dont la solution doit avoir aussi une dimension nationale.

Les verdicts prononcés contre les activistes du Hirak d’Al Hoceima nuisent par leur sévérité à l’image du pays et offrent aux détracteurs du Maroc l’occasion de l’accuser de tous les maux, ont-ils souligné, appelant à rechercher d’urgence une solution au problème des grévistes de la faim parmi les activités emprisonnés pour sauver des vies humaines et se pencher de manière sérieuse sur la recherche d’une solution à ce problème, qui revêt désormais une dimension nationale.

Au terme de huit mois de procès, les activistes parmi les manifestants de 2016-2017 à Al Hoceima avaient été condamnés le 27 juin dernier à de lourdes peines allant jusqu’à vingt ans de prison ferme pour «complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat».

Ce verdict, rendu par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca, a été confirmé le 5 avril courant par la même juridiction.

M’barek Tafsi

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