Climat des affaires: La prudence de mise

L’optimisme qu’affiche  le chef du gouvernement sur le climat des affaires  est à son summum. Saâd Eddine El Othmani veut hisser le Maroc au rang des 50 meilleures économies du monde dès 2021.

Son ambition, exprimée à nouveau lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques à la Chambre des représentants, reste ambigüe, au regard du manque de confiance de la part des investisseurs. En gros, il s’agira de gagner  les dix places qui séparent le Maroc du top 50 du classement du Doing Business. La prudence reste de mise, en raison notamment des préalables qui restent à mettre en œuvre pour améliorer le climat des affaires.

La charte de l’investissement tarde notamment à voir le jour, en dépit des promesses d’accélérer la cadence pour l’introduire bientôt dans le circuit d’adoption. Il reste aussi à concrétiser la promesse de réduire les délais de paiement qui mettent en péril la survie des entreprises. Des réformes sont également attendues au niveau de la réglementation des affaires et des mécanismes d’arbitrage. Il s’agit, entre-autres, de l’accélération des délais de traitement des dossiers soumis aux tribunaux.

En attendant, le chef du gouvernement met le cap sur la simplification des procédures administratives pour atteindre son objectif. Dès l’année prochaine, il y aura zéro papier au niveau des procédures douanières qui seront totalement dématérialisées.

L’objectif étant de faciliter les procédures tant à l’export qu’à l’import. D’autres réformes, prévues par le plan d’action 2018-2021 du Comité national de l’environnement des affaires, seront actionnées. Il s’agit, entre-autres, de la promulgation des textes d’application de la réforme du livre V du code de commerce relatif au redressement des entreprises en difficulté. Cependant, l’objectif annoncé par El Othmani n’a pas été du goût de certains groupes de l’opposition.

On reproche au gouvernement de privilégier des réformes destinées à améliorer la position du Maroc dans les classements internationaux, mais qui n’ont pas d’impact direct sur l’investisseur.  L’exécutif est notamment appelé à mettre fin à la diversité des régimes régissant le foncier.

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