Concurrence des produits turcs: Le manque à gagner à rattraper

Les déclarations du ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy par rapport au manque à  gagner qu’entraîne l’enseigne turque BIM aux petits commerces au tour a fait réagir le top management de l’enseigne de grande distribution turque qui, précise-t-on, emploie près de 3000 emplois en grande partie des marocains et vend seulement 15% des produits d’origine turque contre 85% d’autres produits d’origine marocaine.

Le problème révèle encore une fois   le manque de compétitivité des produits mode in Morroco, notamment ceux issus du secteur de textile et celui de l’agroalimentaire. D’ailleurs, s’il est nécessaire aujourd’hui de revoir les dispositions de l’accord de libre échange Maroc-Turquie pour réduire le déficit de la balance commerciale entre les deux pays, et revoir certaines clauses qui défavorisent l’économie marocaine face à la  forte compétitivité des produits turcs mais sans que cela n’affecte les intérêts des 3000 employés marocains de BIM.

Le ministre de l’Industrie avait déclaré que «Si la production vendue n’est pas à 50% marocaine au minimum, nous ne permettrons pas à cette chaîne de continuer» avant d’ajouter que l’enseigne en question « provoquait inexorablement la fermeture de près de «60 commerçants locaux». Elalamy a aussi confirmé que cette chaîne de moyennes surfaces de proximité provoque la désintégration du réseau des petits commerces au Maroc. Pour rappel, la balance des échanges commerciaux avec la Turquie a accusé un net déficit en 2019 soit – 18 milliards de dirhams.

L’éternelle mise à niveau de l’économie marocaine refait surface. Le défaut de compétitivité et parfois de qualité et de prix ne profite pas aux produits locaux. La Turquie à travers son enseigne BIM ou d’autres marques turques qui attirent de plus en plus de clients met en réalité à nu la fragilité de nos entreprises…

F. E.M

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