Croissance et Gouvernance!

La CGEM tient actuellement son université d’été en vue de contribuer aussi à l’élaboration du nouveau modèle de développement auquel les différentes de l’élite nationale tente de mettre l’édifice propre à sa vision.

Pour ce faire, l’instance du patronat marocain y convie des intervenants du monde des affaires, de divers horizons dont le CESE. A la veille de la mise en place de la commission chargée de cette ébauche, annoncée par le Souverain, lors de son récent discours, on s’attelle, tambours battants à mettre les bouchées doubles pour ce chantier, de plus en plus urgentissime.

Tout le monde, de la plus Haute Autorité au plus bas de l’échelle sociétal, s’accorde à révéler que le présent système, aussi suranné, caduc qu’obsolète, est à bout de force. De même, on convient à désoler la situation chaotique dans laquelle s’ébat le royaume, en dépit de son potentiel cyclopéen.

Au bout de deux décennies de règne dont on avait cependant, encensé les performances à plus d’un titre, on s’est donc rendu compte que notre pays n’en est point au bout du tunnel. Sans se montrer nullement nihiliste ni renégat face aux réalisations acquise, en si peu de temps d’ailleurs, on ne saurait non plus, se retenir devant les cruelles défections qu’on s’est essuyées, tout au long de cette période.

Fallait-il demeurer les mains croisées, à l’égard de cette déroute qui ronge, au quotidien la nation, en particulier ses larges couches déshéritées ? Depuis des lustres, le Maroc a toujours su sortir indemne de ses bourbiers les plus fangeux de son histoire. Il saura, sans doute, réitérer ses exploits qui ont fait de lui, à jamais, «une Nation d’exception».

Au-delà des personnes qui ne font, en fin de compte, que mettre en œuvre une stratégie alternative et conforme aux attentes actuelles, notre pays est en quête d’une forte croissance qui soit synonyme de justice sociale, d’égalité de chance et démise en valeur des aptitudes de l’individu, dans une société harmonieuse et solidaire. Par où commencer pour être au diapason de paradigmes escomptés ? C’est la question que l’on pourrait se poser en pareille situation critique.

Le plus judicieux c’est d’y aller en chantiers simultanés, en centrant tout l’effort sur le capital humain, aux niveaux des besoins de base, à savoir l’éducation, la santé, l’emploi…Tout en optimisant la notion de gouvernance et de capitalisation des ressources, il est impératif de mettre un terme aux vices de la dépravation, de la rente, de l’impunité, de la corruption…

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