Danielle Skalli tire sa révérence

Après une vie dédiée au journalisme et à l’édition

La famille des médias marocains, en l’occurrence la presse écrite est en deuil. Danielle Skalli, épouse du défunt grand journaliste Larbi Skalli, est décédée ce vendredi 29 mai, au petit matin.

Danielle Skalli, arrivée au Maroc en 1945, à l’âge de 4 ans,  a passé sa tendre enfance à Oujda. En 1959, elle décroche son Baccalauréat à Kenitra. Elle effectuera par la suite ses études supérieures à Rabat. Ayant opté pour l’enseignement, elle donnera des cours dans la ville de Salé jusqu’en 1965.

Elle s’orientera ensuite vers le journalisme, et rejoindra ainsi les rangs de l’Agence marocaine de presse (MAP). C’est au sein de l’agence de presse officielle du royaume qu’elle débutera en assurant la couverture de l’actualité culturelle. D’après la défunte, son meilleur souvenir en tant que journaliste est la visite du cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, dont elle avait assuré la couverture.

Après son passage à la MAP, Danielle Skalli sera l’envoyée du quotidien «Le Matin» au Sahara en janvier 1976. Elle collaborera également avec les magazines «Lamalif» à Casablanca, «Le nouvel observateur» à Paris et «Remarques arabo-africaines» à Bruxelles. Le parcours de la défunte consœur est marqué par des enquêtes de terrain ainsi que des entretiens avec des personnalités de premier plan.

Au début des années 80, Danielle Skalli interrompt sa carrière dans la presse et se tourne vers l’édition. Elle contribue à «La collection le Mémorial du Maroc», une encyclopédie en plusieurs volumes, qui avait réuni universitaires, penseurs et chercheurs de grande envergure. En 1990, en compagnie de son époux Larbi Skalli, ils lancent leur maison d’édition, spécialisée dans le beau livre et monographies régionales, historiques et culturelles.

Qu’elle repose en paix.

Karim Ben Amar

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