Drâa Tafilalet dans le marasme!

Quel anathème la population de la région de Drâa Tafilalet a dû perpétrer pour  vivre de tels malheurs, avec le conseil régional, durant un mandat cauchemardesque? Nulle autre institution du royaume n’a été aussi chaotique, dans les annales de la gestion des affaires publiques!

Et pourtant, depuis des lustres, le pouvoir central ne pipe mot, en dépit des rapports assassins révélés par des auditeurs dépêchés, en persistance sur les lieux, sans aucune suite salutaire! En parallèle, nombre d’acteurs politiques, de droit de l’homme, de la société civile, de la presse n’ont eu de cesse de s’égosiller à tue-tête pour dénoncer, sans relâche, ces gabegies hallucinantes.

On se demande si les services de l’Intérieur n’ont pas avalé la langue de la vertu ou rengainer le sabre de la sanction à l’encontre de celui qui s’érige en maître absolu dans sa «jungle» ! Sans aucun scrupule, il outrepasse ses collègues du conseil, défie ses partenaires de divers horizons et empiète sur les prérogatives de la tutelle. Le célèbre philosophe italien, Nicolas Machiavel, disait un jour « La soif de dominer est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’Homme !».

Cette citation correspondrait parfaitement à l’attitude du Don Quichotte de la région Drâa Tafilalet.

En fait, le vice de domination accaparante semble lui faire oublier la mission qu’on lui a assigné  au sein d’une instance régie par la constitution où son rôle se limite à la mise en application des décisions prises au sein du conseil, à l’instauration de la concorde dans les rangs des composantes aussi bien de la majorité qu’il disloqua entièrement  que de l’opposition qui s’élargit à outrance, à la concrétisation des projets structurants en direction des populations…

Au lieu de s’atteler à ces obligations que lui dictent les dispositions en vigueur, il ne fait semer les grabuges, en lapidant  les deniers publics, en transgressant les procédures et les réglementations, en gelant les budgets par ses caprices, en resserrant encore plus l’étau autour de lui, au point de perdre sa majorité. Des milliards de centimes ne font que moisir dans les tirelires, alors que les citoyens meurent de soif, périssent de froid et endurent le martyr de la privation.

Cette année encore qui rend l’âme dans un peu plus d’un mois, la présidence s’est ingéniée à ne pas dépenser le moindre sou en faveur de la région, puisque le bilan s’est soldé par un 0%, à cause de ses facéties burlesques. Ces derniers temps, les sessions du conseil sont levées avant terme, tantôt pour hors sujet relatif à la présence de membres dont l’habilitation relève de la tutelle, tantôt de l’absence du quorum dont la responsabilité incombe du ressort de la gouvernance du président.

Les prochaines réunions sont vraisemblablement vouées au blocage car le bout du tunnel ne se ferait guère entrouvrir, dans le marasme du bras de fer. Qui viendra au secours des populations en plein désastre ? Seule la Haute Sphère du pays procédera au dénouement salvateur!

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