Exploration des voies de la paix

La ville sainte de La Mecque accueille trois sommets arabes en l’espace de vint-quatre heures, de jeudi soir à vendredi. Il s’agit des sommets de la Ligue arabe, du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Au menu de ces réunions figurent la question palestinienne,  le conflit israélo-palestinien et la situation dans le Golfe, suite aux derniers développements liés à «l’ingérence iranienne» dans la région sur la base de nouvelles accusations du conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton.

Quelques jours avant ces sommets, le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, a effectué une tournée dans plusieurs capitales arabes en vue d’obtenir un soutien à son plan de paix israélo-palestinien. En effet, cette question palestinienne ne saurait être abandonnée et demeurera la première cause de la Oumma islamique, a affirmé, mercredi à Djeddah, Yusuf bin Ahmed Al-Othaime en, secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Après ses contacts avec les pays arabes, Jared Kushner devrait discuter, jeudi, avec les Israéliens du plan des Etats-Unis pour résoudre le conflit avec les Palestiniens. Il est accompagné par Jason Greenblatt, l’envoyé de Trump pour le Moyen-Orient, ainsi que par l’émissaire américain pour l’Iran Brian Hook. Ce qui poste à croire qu’après la question palestinienne, le dossier iranien sera traité par les trois sommets, surtout que Téhéran est accusé  d’être à l’origine des actes de sabotage contre des pétroliers au large des Emirats arabes unis.

Ces attaques, souligne Ryad, devaient être traitées avec «fermeté et détermination», alors qu’une guerre psychologique se poursuit entre Téhéran et Washington dans un contexte de renforcement militaire américain face aux «menaces» iraniennes. C’est dire que les enjeux des trois sommets sont mêlés et hautement stratégiques pour la région. Ce qui serait à l’origine du rapprochement de Doha et de Ryad, après une crise diplomatique depuis juin 2017.

Le Qatar sera représenté aux sommets de la Mecque par son Premier ministre, cheikh Abdallah ben Nasser Al-Thani. Le Maroc est représenté par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.

B.Amenzou

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