Ifrane : un élu et trois pompiers tués à Tizguite

Trois pompiers de la protection civile du commandement d’Ifrane et un élu local de la commune rurale de Tizguite ont trouvé la mort mercredi.

Les trois sous officiers ont été tués suite à un accident mortel de la circulation survenu vers 20 H au lieu dit Jaaba sur la route régional 707 reliant El Hajeb et Ifrane relevant du territoire de la commune rurale de Tizguite. Selon nos sources, l’accident qui a eu lieu vers 20h lorsqu’un véhicule léger, a dérapé et heurté la voiture des pompiers qui a percuté frontalement un arbre causant la mort de tous ses passagers regagnaient leurs lieux de travail.

Il s’agit des sous-officiers Taoufik Ait Benichou (45 ans), Chidmi Yasser né en 1987 et de Jamal Errogui né en 1988 dont les corps sont déposés à la morgue de l’hôpital local Al Atlas d’Azrou.

Auparavant et vers 10h de ce mercredi macabre, un élu local, H. Ibraaz, qui fait office du secrétaire du conseil de la commune rurale de Tizguite est décédé mortellement électrocuté alors qu’il essayait, d’après des témoins de l’incident, de montrer à une commission dépêchée sur les lieux, la partie dénudée du câble torsadé à l’origine de la panne du réseau électrique objet de nombreuses plaintes du douar Ain Marsa se trouvant à quelques encablures de la province d’Ifrane. L’accident s’est produit vers 10h30 de ce matin20 janvier.

Selon toujours nos sources, la réclamation du douar fait suite à la chute six poteaux de bois portant le câble électrique de basse tension qui alimente le douar. Sans nul doute exaspéré par la lenteur dans le traitement de la plainte, le défunt, excité par la foule présente, s’est dirigé vers un bout du câble pour montrer et indiquer précisément à la commission dépêchée les dangers que représente ce câble accessible et à peine suspendu. Il aurait reçu en quelques secondes une décharge élevée de volts que les premiers gestes de réanimations n’ont pu rien faire. « Il est arrivé décédé vers 11h 30 », affirme le directeur de l’Hôpital d’Azrou.

Irresponsabilité ?

Mais au-delà, ce drame qui endeuille toute la population de la commune de Tizguite interpelle et alimente un réseau d’interrogations sur les responsabilités des uns et des autres. Comment en effet ne pas s’interroger sur ce laisser-aller et l’indifférence par lesquels les autorités compétentes répondent aux doléances et aux plaintes des citoyens. Comment n’a t-on pas mis un périmètre de sécurité pour éviter tout accident. Pourquoi le réseau est resté sous tension malgré les réclamations des citoyens ? Quelle est la responsabilité e l’Onee ? Celle des autorités locales et de la commune? Autant de questions, encore sans réponses. Nous y reviendrons.

Mohamed Ezzine

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