Interdiction de «Le Débat des Capitales»

Problème de «communication» ou de «culture»?

Le ministère de la Culture et de la Communication comme la chaîne France 24 s’étonnent tous deux après l’interdiction de cette dernière par le ministère de tutelle de diffuser l’émission hebdomadaire «Le Débat des Capitales» ! Chacune des deux parties avancent ses arguments qui défendent la légitimité de leurs actes respectifs. La direction de France 24, s’est étonnée de «n’avoir reçu aucun courrier officiel, ni concernant ce qui semble relever de nouvelles procédures de tournage au Maroc, ni sur un éventuel motif qui aurait conduit à la non-délivrance de l’accréditation».

De l’autre bout du fil, le ministère, dans son communiqué, et comme réponse aux questionnements de la chaîne française, dément les informations relayées au sujet d’une quelconque interdiction de France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc. Preuve en est, toujours selon le communiqué, que Jean Marie Lemaire, correspondant accrédité au Maroc de la Chaîne France24 continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national.

La décision de l’interdiction est intervenue parce que le tournage de l’émission en question s’est fait clandestinement et a été confié à une maison de production audiovisuelle non autorisée par le CCM. Ce qui représente en droit marocain une violation des us et procédures.

Maintenant que le communiqué du ministère de tutelle a éclairci sa position par rapport à la décision de l’interdiction, il serait peut être judicieux de repenser les procédures en place pour la sécurité de l’information au Maroc, surtout que ce n’est pas la première fois qu’une telle intervention a eu lieu.

Il faut dire que France 24 détient maintenant les réponses nécessaires pour comprendre cette interdiction et reconnaitre que la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis dans le cadre d’une procédure signifiée à l’arrivée des équipes sur place, n’est pas un argument.

Toutefois, et dans tous les pays du monde, la censure d’un média, pour quelques raisons que ce soient, est une action condamnable.

Cela dit, il paraît que l’interdiction des émissions tournées au Maroc est inhérente à des problèmes de «communication» et non de «Culture».

Ahmed Mesk

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