Issa Hayatou au Maroc pour le développement du football en Afrique

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a entamé une visite dimanche une visite au Maroc. Cette visite de deux 2 jours (20-22 novembre), constitue une grande occasion pour Issa Hayatou de rencontrer les dirigeants du football national surtout les membres de la Fédération (FRMF) et certaines infrastructures footballistiques du Maroc.

Lors de son séjour au Maroc, le Camerounais Issa Hayatou a commencé par se rendre au siège du Comité National Olympique (CNOM) en compagnie du président Hosni Benslimane, puis le Complexe sportif Moulay Abdellah ainsi que le nouveau Centre de formation du FUS. Le nouveau siège de la FRMF et le Centre national de football à Maâmora sont également dans le programme de la visite de Hayatou au Maroc où il est accompagné par plusieurs membres fédéraux et certains dirigeants autour du président de la FRMF, Fouzi Lekjaâ, Said Naciri, Mohamed Joudar… et autre Hicham Amrani le secrétaire général marocain de la CAF.

Ce sont là quelques belles infrastructures visitées par Hayatou qui est au Maroc également pour se débattre du développement du football en Afrique. Avant d’entamer certains entretiens entre la CAF et la FRMF, Issa Hayatou a fait une première déclaration, dimanche à Salé. Il a signalé que le développement du football dans le Continent sera au cœur de sa visite au Maroc et ses entretiens avec les responsables de la FRMF. C’est ainsi que cette visite aura comme bases essentielles,  «l’étude des moyens de développer le football en Afrique et les chantiers lancés à cet effet par la Fédération du Maroc», a fait savoir M. Hayatou. Pour sa part, Faouzi Lekjaa a rappelé, au nom de la FRMF, les excellents rapports existant entre la FRMF et la CAF avant de souligner que l’année 2017 sera l’année du renouvellement du comité exécutif de la première instance dirigeante du ballon rond africain.

Il est à rappeler également que les rencontres entre les deux instances dirigeantes du football, aux échelons marocain et africain, s’inscrivent dans le cadre des «pourparlers pour l’amélioration et le renforcement de la stratégie du Royaume pour l’organisation de grandes compétitions footballistiques internationales», a affirmé M. Lekjaa. C’est ce qui a été également discuté lors de la  récente visite du président de la Fédération internationale (FIFA), le Suisse Gianni Infantino, à Marrakech les 12 et 13 du novembre courant en attendant l’autre visite du président de la Confédération asiatique, le Bahreini Cheikh Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa, qui s’inscrit également dans le cadre de ces consultations.

C’est une bonne chose donc pour le football au Maroc et en Afrique toute entière. Car le Maroc, fort de ses infrastructures, belles et solides, a droit à honorer sa mission et celle du Grand Continent à l’échelon international.

Aujourd’hui, Issa Hayatou a choisi le bon moment de se rendre au Maroc à une année du Congrès du Comité Exécutif de la CAF, sachant bien que c’est sur la terre du grand pays de l’Atlas qu’il était devenu président de la CAF au terme du Congrès de cette instance en marge de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 1988) organisée à Rabat et Casablanca. Hayatou avait, rappelle-t-on, réussi deux points forts au Maroc en cette année, son élection à la tête de la CAF pour la première fois et le sacre finale de son pays en CAN : Le Cameroun qui a éliminé l’équipe du Maroc en demi-finale allait remporter la finale face au Nigeria sur le même score de (1-0) à Casablanca.

Aujourd’hui, Hayatou revient au Maroc pour de nouvelles perspectives d’avenir surtout que cette visite est de nature à mettre fin aux tensions entre les deux parties quand notre pays avait décliné l’organisation de la CAN 2015 en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévissait dans certains pays africains. Le TAS nous avait rendu justice après les décisions erronées de la CAF qui a retiré au Maroc l’organisation de sa CAN avant de le disqualifier et d’aller loin en le privant de la participation aux CAN 2017 et 2019.

Le Maroc qui a eu gain de cause et la CAF qui n’a pas bien fait ses calculs ouvrent aujourd’hui une nouvelle page, celle de la tolérance vers l’objectif principal concernant le développement du football africain. Souhait-on le bien…

Rachid Lebchir

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