La relance !

Les vacances sont bel et bien closes et les estivants regagnent leurs régions pour reprendre leur train-train de vie habituelle. La classe politique a dû, sans doute, avorter ses jours de ressourcement dans les montagnes ou encore au bord de la mer, afin de se remettre au boulot.

A coup sûr, elle s’affaire autour d’elle pour répondre à l’appel royal sur la question de la compétence, arboré en mot d’ordre de cette rentrée politique. La besogne ne serait pas de tout repos, si l’on sait que le champ politique national, levier décisif de redressement, se morfond dans la césure désarmante.

A cet égard, il est bien évident qu’il est question de revigorer le produit politique jeté en pâture, à tel point qu’on se trouverait désormais en otage des «bras cassés» sur lesquels on avait tablé pour pondre une mosaïque partisane soumise et couarde.

Il est vrai également que l’impulsion de ce paysage nonchalant est en quête de charismes performants, susceptibles de mettre du punch dans leur secteur   respectif. En fait, dans la plupart des cas, on se paie le luxe de créer un poste, souvent inutile, et mettre à sa tête un profil comme bon lui semble, rien que pour faire plaisir à tel ou tel et boucler la boucle d’une architecture entachée de complaisance.

En fait, si on se focalise aujourd’hui, à juste titre, sur le choix du postulant au département ministériel, il va sans dire que la thérapie de la vie politique réside d’abord en le choix judicieux des orientations et des stratégies à mettre en œuvre, aussi bien au niveau de politiques générales que de politiques publiques au service de la Nation.

Que faire, quoi faire et comment faire ? C’est, sans nul doute, les questionnements de base en réponse desquelles notre pays pourrait prétendre sortir de la panne politique, montée de toutes pièces, depuis déjà des lustres. On pourrait dénicher la meilleure compétence du monde, elle ne saurait performer dans un climat schizophrène, fort assombri par les brumes de l’inconnu qui pèse de toutes parts. Le produit politique dont dépend le sort du pays aura besoin avant tout, de clarté de vision, sans aucune interférence ni occultation.

De même, il se serait agi de libérer, de fortifier et surtout d’autonomiser la pratique partisane ! Toute tentative d’immixtion dans la cuisine interne des partis pour en défigurer le parcours ne constitue, en conséquence, qu’un coup assassin à l’évolution saine d’un pays engagé dans le processus moderniste et démocratique.

Les enjeux sont tels qu’on ne pourrait pas se permettre d’en rajouter des gâchis dont l’histoire avait révélé leurs incidences nocives sur notre pays, en voie de l’émergence.

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