«La septième porte»: un certain regard sur l’histoire du cinéma au Maroc de 1907à 1986

Mohamed Nait  Youssef

«La septième porte, une histoire du cinéma au Maroc de 1907 à 1986- Ahmed Bouanani» est le titre du nouveau livre édité par Kulte Gallery & Editions, sous la direction de Omar Berrada et Touda Bouanani.

En effet, cet ouvrage soutenu  par le soutien du Ministère de la Culture du Maroc, The Arab Fund for Arts and Culture – AFAC, la Cinémathèque de Tanger  et l’Institut Français du Maroc et du service de coopération de l’Ambassade de France au Maroc sur l’une des voix marquantes du 7ème art et de la littérature marocains, Ahmed Bouanani.

A la fois cinéaste, réalisateur, scénariste, dessinateur et écrivain est l’auteur de nombreuses publications dont L’Hôpital (1990), Territoires de l’instant (2000), Les Persiennes (1966-1977 et bien d’autres.

«Ahmed Bouanani (1938-2011), auteur d’une œuvre littéraire immense et en grande partie inédite, disait n’écrire que pour lui-même et pour quelques amis. À l’entendre, on croirait presque que les quatre livres publiés de son vivant l’ont été contre sa volonté. Le seul ouvrage qu’il tenait explicitement à voir paraître est celui que vous tenez entre les mains», écrit Omar Berrada. Et d’ajouter : «En 1987, une revue nommée Nejma arbore une quatrième de couverture inhabituelle.

Elle annonce que «Bouanani cherche éditeur» pour son ouvrage de 300 pages sur le cinéma au Maroc. En tant que cinéaste, il avait pu constater la difficulté de produire librement des films à la hauteur de l’enjeu historique qui s’imposait à sa génération : comment, au sortir de la longue nuit coloniale, donner à voir aux Marocains une image juste d’eux-mêmes, sans mépris ni complaisance ? Trente ans après l’Indépendance, il était urgent de faire le point».

Pour Bouanani, explique Omar Berrada, écrire ce texte relevait d’une nécessité intime, d’une responsabilité dont il se sentait investi. Personne d’autre n’avait écrit ni, pressentait-il à juste titre, n’allait écrire cette histoire. Le projet demeura, hélas, longtemps empêché. 33 ans plus tard, La Septième Porte paraît enfin, grâce aux efforts conjugués de nombreuses personnes dévouées à l’œuvre de Bouanani et à la mémoire du cinéma marocain, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, dans ce livre Bouanani livre son regard sur le cinéma national ainsi que la vision de toute une génération.

«La Septième Porte est un texte hybride au souffle prodigieux. C’est un livre d’histoire qui se lit comme un roman d’aventure, le roman haletant d’une naissance semée d’obstacles : la naissance inachevée d’un cinéma national. C’est, mise en récit, la quête enthousiaste et contrariée d’un art qui sache à la fois honorer la mémoire collective et façonner les images d’un avenir partagé» a fait savoir Omar Berrada.

Né  en 1938 à Casablanca  et décédé en 2011 à Demnate, Ahmed Bouanani a signé une œuvre importante dans le cinéma marocain. Parmi des réalisations, le court-métrage «Les Quatre Sources», long métrage «Assarab» (Le Mirage) réalisé en 1979 ou encore le court métrage «La Marche d’un poète» sorti en 1996.

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