La valeur ajoutée de la médecine militaire

Les FAR se mobilisent et entrent en première ligne

En date du 22 mars courant, SM le Roi a donné ses hautes instructions pour que «la médecine militaire prenne part conjointement avec son homologue civile à la délicate mission de lutte contre la pandémie de Covid19».

Cette initiative se base sur la volonté royale de «pallier à certaines insuffisances constatées concernant cette pandémie» et sur la nécessité de coordonner tous les efforts et les potentialités de la médecine (publique, militaire et privée). Elle a pour objectif de renforcer les structures médicales mises en place pour faire face à la pandémie.

Ainsi, depuis le 23 mars, les services médicaux militaires (médecins, paramédicaux, logistique et sociaux) sont entrés en ligne et la coordination avec le ministère de la santé a commencé pour une meilleure synergie entre les équipes médicales mises en place.

Aujourd’hui, à travers les grandes villes, les dernières retouches sont mises et nos vaillants services médicaux et sociaux sont sur le front.

Il faudra dire que la décision royale, qui vient conforter nos infrastructures de santé et d’accueil, surtout dans les services intensifs et la réanimation, est de nature à doter le pays d’une importante force qui rassure.

Car, en plus de la dizaine d’hôpitaux militaires dont dispose le Maroc, les infirmeries des garnisons et casernes militaires, avec leurs unités médicales (médecins et infirmiers, se mettent déjà en rangs serrés. A cela, il faudra rajouter tout le potentiel de la Gendarmerie royale, des Forces auxiliaires.

Tout ce monde de professionnels va travailler «en bonne entente et intelligence» avec leurs homologues civils.

Avec des cursus académiques et pédagogiques similaires aux autres facultés de médecine à travers le pays, les médicaux militaires (médecins, spécialistes et chirurgiens et infirmiers formés à l’Ecole Royale du Service de Santé MilitaireERSSM) ont l’avantage de profiter aussi d’une formation militaire. Cette spécificité les prépare aux missions sur le terrain, notamment dans les conjonctures les plus difficiles (guerres, séismes, inondations, pandémies…).

Un apport indéniable

L’apport du personnel militaire sera complémentaire au travail fourni par son collègue civil, notamment en matière de prévention, de secours, de guérison, de soutien psychologique et physique, outre son savoir faire en matière de gestion administrative et de logistique.

Le Maroc a l’avantage de disposer d’une armée dont une bonne partie de son personnel est aguerrie par les nombreuses expériences d’aide humanitaire,  à l’international, notamment en Afrique, où il était constamment confronté à la mort et aux douleurs.

Aussi, les militaires sont connus pour leur ténacité et patience, leurs connaissances scientifiques, leur précision et vigilance, à côté de leur résistance psychique et physique.

Autant de qualités qu’ils mettront au service du pays et de sa population, en ces temps de grandes incertitudes et de grande peur.

Les multiples expériences des FAR au sein des contingents de l’ONU, notamment au Congo où ils ont aidé les populations à combattre la grippe aviaire et Ebola, permettent d’affirmer qu’ils seront à la hauteur des attentes de SM le Roi et du peuple marocain.

De même, pour avoir organisé, chaque hiver, des hôpitaux de campagne dans quelques régions où les conditions climatiques sont rudes, au profit des populations enclavées, ils pourront, également, les adapter aux circonstances pour prévenir tout développement de la  pandémie. Ce qui fera éviter aux grandes villes les éventuelles pressions régionales et leur permettra  de désengorger les structures médicales les plus sollicitées.

Il va sans dire que nos vaillants «soldats», tous ensemble, auront pour charge, au besoin, d’assurer le transport et le transfert de malades fortement touchés par la pandémie vers des structures outillées et équipées.

Mohamed Khalil

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