Le bâton du pèlerin!

Décidément, on a l’impression que, comme par enchantement, la région du Souss Massa et surtout sa capitale, est en passe de se relever d’un cauchemar qui les hantait, des décennies durant. On ne peut s’en tromper ni s’y égarer pour s’en rendre compte, au fil du temps.

Depuis son débarquement sur Agadir, le chef de file de la région se saisit du bâton de pèlerin et s’en alla chasser la «malédiction» qui ne cessait de s’abattre sur ces contrées, sous le «règne» de nombre de ses prédécesseurs, tous aussi désinvoltes que ringards, hormis une certaine minorité infime. Au vu des déficits cumulés, à travers l’histoire des présomptions vicieuses qui proliférait sans limite, la mission du nouveau venu n’était pas de tout repos. Sans doute, avait-il fallu s’y mettre autrement pour tenter d’en exorciser le maudit spectre qui planait sur la cité, en quête de ses repères.

«Le style c’est l’homme!», disait un jour Georges-Louis Leclerc de Buffon, devant l’académie française. Il avait bien ce style singulier par le biais duquel, il fait face aux gabegies, en cours de route. Pour ce faire, il a toujours fait montre de beaucoup de tact et de doigté, sans trop de tapage ni de fanfare. Bien au contraire, il y procède, à tout moment, par minutie et rusticité, au point de résorber ces grabuges les plus épineux, en si peu de temps.

On se rappellera comment ses collègues d’antan trouvaient du plaisir à s’y prendre, tantôt par exhibitionnisme béat, tantôt par hermétisme démesuré. «C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité!», disait Karl Marx dans l’une de ses fameuses citations. C’est, en fait, ce que ne cesse de mettre en exergue leur successeur pour sortir des ornières.

Tout d’abord, il sillonnait les patelins les plus reculés afin de s’enquérir de visu, des réalités qui s’y opèrent et d’en prescrire les panacées opportunes. Il met également du tonus dans la série des investissements qui déferle actuellement comme des champignons sur les plateformes de la région, en particulier celles d’Agadir, en parfaite harmonie avec la zone en franche en pleine construction.

De même, il excelle particulièrement dans une vertu dont peu de ses pairs fait usage, aux abords des tâches auxquelles on se trouve confrontés. Il s’agit de la valeur de l’écoute qui faisait défaut, en tous cas, aux décideurs d’antan. «Aujourd’hui, on ne sait plus parler parce qu’on ne sait plus écouter!», disait Jules Renard, l’écrivain du célèbre ouvrage «Poil de carotte».

Toutes ces qualités indéniables qu’on trouve rarement surtout chez un responsable, habituellement absorbé par les caprices ou encore les zèles de l’«Autorité», ont fini par récompenser non seulement son auteur, constamment épris d’humilité et de circonspection, mais également toute la région.

En effet, comme on pouvait s’y attendre grâce à cette métamorphose salvatrice, le Souverain vient de combler ce bon bout de terre de sa Haute Sollicitude, en promettant d’en faire un pôle économique d’envergure et, de ce fait, d’en reconsidérer les atouts dont il regorge. Mission accomplie pour un énorme stratège régional qui a fait ses preuves, avec autant de majesté, de finesse et de persuasion!

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