Le calvaire des camionneurs

L’annonce de la réduction à moitié des visas Schengen à l’adresse des citoyens,  par les décideurs français, suscitait une profonde désobligeance, notamment au monde professionnel. D’autant plus que cette mesure draconienne est infondée, tel que rapportée, ipso facto, par le chef de la diplomatie marocaine.

En fait, au-delà de la souveraineté de la démarche de l’autorité tricolore, la décision hâtive inhérente à la revue en baisse de l‘octroide visas aux demandeurs nationaux, a systématiquement impacté nombre de professionnels, spécialement un certain contingent de routiers transportant les cargaisons des produits alimentaires et autres manufactures. Ces camionneurs se trouvant brusquement contraints à se plier à ces sévices inopinés.

Comme précédemment relaté à maintes reprises, les chambres professionnelles, plusparticulièrement, les chambres de commerce d’industrie et de Services et leur Fédération sont constamment dans l’obligation de s’investir dans la mission, assignée, accompagner de très près les ressortissants et défendre leurs intérêts où ils sont censés se trouver,  puisque en fait, c’est la législation qui leur a confié cette lourde tâche, fort ignorée par la majorité des dirigeants des institutions!

A titre d’exemple, la procédure des visas d’entrée à l’espace  Schengen, tel que le territoire Français ou Espagnol, délivrés aux conducteurs de camions transférant  les produits agricoles et marchandises destinés à l’export TIR, posé ces derniers jours problème fâcheux aux opérateurs économiques marocains.Pour affronter ce calvaire, causé par les services des consulats de France et d’Espagne, les professionnels du secteur persévèrent seuls, à travers toutes leurs associations, devant l’absence de leur représentant, à savoir les chambres professionnelles. Il est donc insensé que les professionnels tiennent des conférences de presse hors  locaux des chambres professionnelles dédiées à cet effet et édifiées par les fonds publics, en faveur des acteurs de divers secteurs économiques.

Il semble plus judicieux que les dirigeants de ces institutions constitutionnelles qui en faitjouent un rôle primordial dans ce sens, prennent pleinement cettebesogne et défendent la cause de cette catégorie de ressortissants auprès des organismes concernés tant à l’échelon national que planétaire. D’autres part, de leur côté,  les élus des secteurs de productions (membre de chambres professionnelles) sont appelés à se rapprocher davantage de leurs électeurs et d’être toujours à leur écoute….Le droit de transit des marchandises intercontinentales est assuré et garanti par les conventions internationales relatives au transport routier TIR dont le Maroc est partie contractante.

On ne devrait en aucun cas se dérober faceaux responsabilités ! Certes, les chambres professionnelles, tel que régis dans leur statut organique en tant que institution consultative sans registre décisionnel qui est du ressort du département de tutelle. Toutefois, elles jouissent de leur latitude d’instances de proposition, d’incitation voire plaidoyer en direction de la bonne marche du secteur.

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