Le grand retour de Mustapha Derkaoui!

C’est l’un des moments forts de cette 20e édition du Festival national du film de Tanger! Le réalisateur et cinéaste marocain, Mustapha Derkaoui a fait son retour «triomphal» avec son film «De quelques Evènements sans signification» (1974) dans sa nouvelle version restaurée. Le film a été projeté à l’ouverture du festival.

Avant d’être diffusé au Maroc, le film a été projeté sous d’autres cieux. L’avant-première de la nouvelle version restaurée de ce film s’est déroulée au Festival international du film de Berlin qui a fêté ses 69 d’existence.

Alors faut-il se demander : ce film devait-il tout d’abord passer sous les cieux d’un festival étranger pour avoir une place sous les cieux de son propre pays?

Pour la petite histoire, «De quelques Evènements sans signification»  a vu le jour  dans les années 70. Mais avec le temps, il a failli tomber dans l’oubli sans bien entendu les efforts déployés par quelques figures de l’art et du cinéma marocain, ainsi que la Filmoteca de Catalunya où cette version a été délaissée pendant plusieurs années à son sort, et puis retrouvée en 2016.

Ce premier long métrage de Mustapha Derkaoui avait été censuré pendant plusieurs années et ses projections se comptaient sur le bout des doigts. Il a été visionné une fois en public au premier festival de Paris présidé par Henry Chapier en 1975 et clandestinement, en 1977, au festival de Khouribga devant l’équipe des cahiers du cinéma.

Aujourd’hui, après plusieurs années, ce film renaît de ses cendres, et le public tangérois et marocain a pu le voir en toute liberté. Né en 1944 à Oujda, Mustapha Derkaoui compte à son actif  une filmographie très riche dont «Les Beaux jours de Shehérazade», avec Farid Belkahia, «Le Doux murmure du vent après l’orage», «Les Sept portes de la nuit», «Les Gens du caveau», «Les Amours de Haj Mokhtar Soldi», «Casablanca by Night, Casa Day Light».

Mohamed Nait Youssef

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