Le PPS loin de toute approche nihiliste

Un Budget en deçà des attentes populaires

Le gouvernement dans sa nouvelle mouture manque de programme clair pour mettre en œuvre le projet de loi de finances (PLF-2020), a estimé le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah.

S’exprimant lors d’une journée d’étude organisée par les députés et les conseillers du PPS au parlement, autour du PLF-2020, le secrétaire général du PPS a souligné que le parti «n’apprécie pas le projet de loi de finances selon une approche nihiliste et négative», tout en faisant savoir que «si le parti s’oppose à certaines questions, cela ne signifie pas qu’il rejette tout». «Nous sommes toujours en quête de tout ce qui est positif», a-t-il poursuivi, indiquant que sa formation, désormais dans le camp de l’opposition, a toujours œuvré pour insuffler un nouvel élan démocratique à la scène politique.

«Le PPS exerce, en tant que parti responsable, une opposition nationale, progressiste et démocratique», a-t-il affirmé. Pour la présidente du groupement parlementaire du progrès et du socialisme, Aïcha Lablak, le PLF n’était pas «une question technique ou d’équilibre financier, mais plutôt un outil d’intervention de l’État pour orienter l’économie et ce, en faveur de la justice sociale et le développement escompté».

Dans ce cadre, la députée du PPS s’est également interrogée sur la pertinence des mesures et des dispositions prévues par le PLF 2020 portant sur les besoins grandissants au niveau social, et a cité, à cet égard, les questions liées au chômage, à l’emploi, aux services publics et celles liées au désenclavement du monde rural. Pour sa part, le conseiller Abdellatif Ouammou a affirmé que le PLF2020 ne contenait «aucune mesure positive» visant à réduire l’impôt sur le revenu, étant donné que les déductions fiscales du Produit intérieur brut restent très élevées par rapport aux taux enregistrées dans certains pays voisins. Il a, en conséquence, souligné la nécessité d’une réforme fiscale, via la mise en œuvre de la loi-cadre, la révision de la loi organique de finances et la mise en œuvre des recommandations des troisièmes Assises de la fiscalité.

Abdellatif Ouammou a également souligné que la structure financière du budget n’a fait l’objet d’aucun changement depuis plusieurs années, en conservant toujours le même contexte «ce qui n’a fait que renforcer la pauvreté, les inégalités et l’augmentation des impôts à caractère national et local», a-t-il dénoncé. Selon Abdellatif Ouammou, le PLF 2020 traduit un effort financier soutenu, vu qu’il a consacré un total de 91 MMDH aux secteurs de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la santé, et ce, parallèlement à la création de 20.000 postes budgétaires répartis entre le secteur de la santé, à raison de 4.000 postes dédiés au secteur de l’éducation et la formation, tout en mettant plus l’accent sur l’aspect qualitatif en terme de gouvernance des secteurs sociaux.

Lors de la séance plénière de la Chambre des Conseillers, tenue 10 décembre, pour débattre les dispositions de la loi des finances, le conseiller du PPS a mis l’accent sur la nécessité de revoir la méthode de l’élaboration de la loi des finances et celle de l’architecture budgétaire de l’Etat afin de créer les conditions permettant une maturation du dialogue sociale et l’accélération de la cadence des réformes, comme cela a été souligné dans les discours récents de SM le Roi.

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