Les députés du PPS en action au Parlement

Lablak: extirper le terrorisme de ses racines

Revenant sur le crime crapuleux d’Imlil dont les victimes sont deux ressortissantes scandinaves innocentes, la présidente du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants, Aicha Lablak a souligné la nécessité d’extirper le terrorisme de ses racines.

Selon le PPS, a-t-elle rappelé dans une question orale au ministre de l’intérieur (24 décembre 2018), la stratégie de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme doit inexorablement reposer sur l’extirpation des symptômes de la vulnérabilité spirituelle et intellectuelle et de toutes les sources qui alimentent le phénomène.

Cette stratégie se doit de combattre l’idéologie obscurantiste et terroriste inhumaine à travers le renforcement de la sécurité spirituelle et intellectuelle des jeunes.

Cette action se doit aussi de viser à l’apprentissage des valeurs de la citoyenneté, et du respect de la tolérance, de la coexistence, de la différence et des droits et libertés, qu’il convient de renforcer, a-t-elle, rendant hommage aux forces de sécurité et aux autorités pour le traitement réservé à cette affaire abominable. Un acte qui n’a rien à voir avec les valeurs et la culture de la société marocaine dans son ensemble, a-t-elle dit.

Dans ses réponses aux députés, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a indiqué que le crime odieux d’Imilil est un acte isolé, contraire aux valeurs et aux traditions des Marocains.

Selon le ministre de l’Intérieur, la lutte contre le phénomène doit se fixer comme objectif premier de prémunir la société des dangers qui résultent de l’exploitation de la religion à des fins abjectes, loin de ses valeurs de tolérance, du juste milieu, de modération et de rejet de l’extrémisme et de l’obscurantisme, auxquelles adhère la société marocaine.

Il a également révélé que ce crime est l’œuvre non pas d’une grande organisation terroriste, mais d’un groupe d’individus imprégnés de la pensée extrémiste, qui ont décidé de commettre ce crime odieux avec les moyens de bord, s’inspirant des actes atroces commis ailleurs par les groupes extrémistes.

Selon le ministre, l’adoption de ce nouveau mode opératoire est le résultat de l’étau qui se resserre sur les groupes terroristes au Maroc, grâce aux efforts des services de sécurité qui ont réduit leur capacité de nuisance ; ce qui les a  poussés à recourir à d’autres moyens pour la réalisation de leurs méfaits.

Et le ministre d’expliquer que ce qui s’est  passé à Al Haouz ne peut, en aucun cas, être attribué aux conditions sociales ou à une situation de désespoir ressentie par certains jeunes. Et ce ne sont pas non plus les conditions de précarité et de marginalisation qui   justifient de tels actes, a-t-il dit.

Le terrorisme est un phénomène condamnable, sauvage, aveugle et fermement rejeté et répréhensible, a-t-il martelé.

M. Tafsi

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