Les dernières retouches avant le Pacte mondial

Plus que quelques jours pour l’adoption du «Pacte mondial pour des migration sûres, ordonnées et régulières». Les dernières retouches vont bon train. La 11e édition du Forum mondial sur la migration et le développement, qui a ouvert ses travaux hier à Marrakech, en a fait d’ailleurs son fer de lance. Il faut dire que la co-présidence de ce 11e forum, qui a été confiée de janvier 2017 au 31 décembre 2018, au Maroc et à l’Allemagne, s’est bâtie sur l’ambition de contribuer aux efforts pour l’adoption et la promotion de ce Pacte censé favoriser une gouvernance plus coordonnée de la migration.

Etant la première édition présidée conjointement par deux pays depuis 2007, la 11e édition qui accueille les participants de 135 pays, s’inscrit dans le cadre de l’esprit de la coopération internationale voulu par le Pacte mondial, qui promeut une gouvernance coordonnée entre les différents Etats. « C’est un exemple exceptionnel de coopération nord-sud et d’union d’entente nord-sud pour résoudre la question de la migration », a déclaré Abdelkrim Benatiq, dans son mot inaugural. Pour leministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des MRE et des affaires de la migration, ce forum permettra de faire les dernières retouches avant le pacte mondial, pour avoir une gouvernance de la migration mieux organisée. «C’est un forum exceptionnel qui réunit la société civile, les syndicats, le secteur privé, les académiciens… il ne peut qu’aider à la stratégie mondiale en matière de migration, car ce n’est pas la question d’un seul pays, mais de tout le mond», a-t-il déclaré. Et Antonio Vittorio, directeur général de l’Organisation internationale de la migration (OIM), de souligner dans cette optique que «le continent africain est celui qui a le plus évolué et progressé en matière de coopération internationale sur la migration au cours des dernières années».

«Le Pacte n’a pas pour objectif d’arrêter ou d’accroitre la migration, mais il a pour but de permettre aux Etats de mieux gérer la migration sur une même base. Il est appelé à être international et il ne favorise pas une région particulière. Au contraire, il promeut la coopération internationale », a déclaré Louise Arbour, représentante du secrétaire général des Nations-Unies pour la migration, pour contrecarrer les messages distordants autour du pacte.

En tant que président des Instituts nationaux des droits de l’Homme (INDH) et président du CNDH, Driss El Yazami a appelé pour sa part les Etats, particulièrement européens à ratifier la Convention internationale sur tous les travailleurs migrants et les membres de leurs familles. Un instrument fondamental pour la défense des droits des migrants datant de 1990 et qui n’a été signé à ce jour que par les pays africains, sachant également que ce texte n’a pas été pris en compte dans le Pacte.

Dans le cadre des préparatifs pour l’adoption du pacte qui se déroulera les 10 et 11, l’Union interparlementaire organisera également jeudi et vendredi au parlement marocain une réunion pour débattre des moyens de mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations. Cette réunion vise à permettre aux parlementaires de «faire entendre la voix des peuples qu’ils représentent en prônant une approche réaliste, solidaire, basée sur le co-développement et le respect des droits humains».

DNES à Marrakech Danielle Engolo

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