Les espagnoles utilisent la tomate marocaine pour faire du dol

La tomate marocaine est distribuée dans certains cas, frauduleusement sur le marché européen. Ce nouveau scandale qui fait couler beaucoup d’encre de l’autre côté de la Méditerranée, a alerté le consommateur leurré.

C’est une opération de fraude à grande échelle qui vient d’être découverte. Cette duperie rapporterait de colossaux dividendes. Du côté ibérique, l’heure est à la dénonciation et à l’enquête policière.

Le quotidien andalou «La Voz de Almeria», a révélé que la tomate en question provient d’exploitations agricoles situées dans la région du Souss et plus précisément à Agadir. Quittant le Maroc depuis le port de Tanger et du préside occupé de Sebta, la tomate marocaine rejoint les ports d’Algésiras et de Motril, dans le sud de l’Espagne.

Une fois sur le territoire espagnol, elle est transférée dans des entrepôts en Andalousie, près de Grenade et d’Almeria, ville connu pour être une région agricole. C’est à partir de là  qu’elle est expédiée vers les marchés nationaux et internationaux.

Six entreprises locales sont soupçonnées d’alimenter ce commerce frauduleux. Une fois la tomate marocaine récupérée, ces dernières procèdent à leur escroquerie : ils étiquètent de nouveaux la marchandise pour faire croire qu’elle provient de la ville d’Almeria. Et c’est de cette manière frauduleuse que la tomate marocaine se retrouve ensuite sur les étals des marchés européens estampillé  «product of Spain».

Face à cette duperie qui s’avère de plus en plus récurent, , les producteurs d’Almeria ont crié à la «concurrence déloyale» menée par le truchement de pratiques «illégales et frauduleuses», obligeant ainsi l’administration andalouse à prendre des mesures.

Dans ce même élan,  plusieurs organisations agricoles espagnoles ont déposé plainte en dénonçant des failles dans le système d’inspection des marchandises importées. De ce fait, plus de 250 saisies dans les zones agricoles d’Almeria ont été effectuées par le ministère espagnol de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement durable, dans le deuxième semestre de 2019.

Une enquête à d’ores et déjà était ouverte à l’encontre des six entreprises de la province andalouse embourbées dans cette affaire. Ils sont poursuivis pour «fraude à la consommation espagnole et européenne».

Côté  marocain, aucune réaction n’a été observée pour le moment.

Karim Ben Amar

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