L’essai tunisien!

Avec le décès de l’ancien président de la Tunisie, «réfugié», en Arabie Saoudite, cette composante maghrébine met fin à une ère, jugée suffocante. Aujourd’hui, la révolution du jasmin s’engage, depuis de si longs mois déjà, dans un processus de réhabilitation du pays, dans la sérénité et le libre choix.

Sans trop s’immiscer dans sa sauce interne, il s’avère que les urnes des présidentielles ont fait émerger au dessus du lot, deux concurrents au sprint final, sans étiquette politique. Non sans surprise dans le pays de Carthage, cette émergence, pour le moins inattendue, se présente comme une cinglante débâcle du paysage politique tunisienne, toutes tendances confondues.

Certes, il est sans doute, prématuré de présager le dessein de cette nouvelle formule adoptée par le peuple tunisien. D’autant plus que cette opération votative qui sécrète à présent des candidats sans parti, ne souffre pas apparemment, d’aucune contestation.

La Tunisie amorce son examen politique de ses périodes de transition menées, en phase intérimaire, par un vétéran lucide, en dépit de son âge avancé. La gestion des affaires publiques d’un pays passe, tout d’abord, par l’association de toutes les conditions de la stabilité pour pouvoir prétendre à l’édification des fondements démocratiques. Il semble que la Tunisie avait suffisamment pris le temps de déblayer le terrain de leur propre mue, dans le traitement progressif et loyal de ses différences voire ses différends.

Le débat était ouvert aux grands battants par toutes les constituantes de la société afin de débloquer une situation critique. Il fallait vite asseoir la paix politique dans le pays, à travers l’échange et l’écoute. Il faut bien dire que l’intelligentsia était assez avertie pour aborder de concert  de tels enjeux. «L’ignorance est mère des maux !», disait, à ce propos, l’écrivain français humaniste de la renaissance, François Rabelais.

L’expérience tunisienne, en passe de frayer le chemin de l’expansion, sans trop de dégâts, paraît être si laborieuse d’une nation très connue pour son passé glorifié par des figures de proue de son histoire. Sa résurrection frénétique pour l’insoumission lui valut l’égarement des repères, mais l’espoir de se ressaisir fut constamment de mise. Beaucoup d’eau à coulé sous les ponts pour se délocaliser des ornières creusées par les fossoyeurs de la démocratie. Il est bien vrai que le chemin est encore très long à parcourir, dans ce sens.

Des résistances farouches continueront à jouer les trouble-fêtes en vue de maintenir les intérêts personnels. Mais, il faudra bien reconnaître que la volonté du peuple fut assez visiblement «respectée», signe d’une démarche en net progrès.

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