Migration : Mise en avant de l’expérience pionnière du Maroc

Une délégation parlementaire marocaine à Benghazi

La délégation parlementaire marocaine ayant pris part aux travaux de la conférence Afro-Européenne sur la migration, tenue du 25 au 27 mai à Benghazi, a mis en avant l’expérience pionnière du Maroc en matière de gestion de la problématique migratoire, notamment à travers la stratégie nationale d’immigration et d’asile de 2013.

Composée des membres de la section parlementaire marocaine auprès du parlement panafricain, à savoir la députée du groupe du Rassemblement national des indépendants, Laila Dahi et le député du groupement Justice et Développement, Abdessamad Haiker, la délégation a jeté la lumière sur les fondements et les objectifs de la stratégie nationale en matière d’immigration, indique un communiqué de la Chambre des représentants.
Cette stratégie « est basée sur une vision humanitaire et solidaire de la migration, considérant les migrants comme des acteurs essentiels pour stimuler l’économie nationale et contribuer au développement du continent africain, dépassant ainsi l’approche strictement sécuritaire qui a souvent perçu la migration comme une menace pour l’identité nationale et un facteur d’instabilité », relève la même source.
La participation des membres de la section parlementaire nationale, poursuit-on, a également été l’occasion de rencontrer et d’interagir avec divers intervenants et acteurs autour des différentes propositions qui ont été présentées et discutées, tout en réaffirmant l’intérêt du Maroc et son engagement effectif à proposer un modèle intégré et une politique globale en matière de migration, conformément à la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Dans ce contexte, les deux parlementaires marocains, qui faisaient partie d’une délégation composée d’environ quarante membres du parlement panafricain, appartenant aux différents groupes régionaux du continent africain, ont rappelé à travers leurs différentes interventions et débats lors des séances de la conférence ou en marge de celles-ci, que les facteurs qui incitent à la migration, en particulier chez les jeunes africains vers les pays du Nord, sont multiples et complexes.
Ces facteurs portent principalement sur les conditions économiques et de vie difficiles, le manque d’opportunités d’intégration dans le marché du travail, la recherche d’une vie meilleure, ainsi que d’autres liés aux guerres ou aux conditions politiques, ont-ils noté.
Ils ont, dans ce sens, souligné la nécessité « d’adopter une approche globale qui traite ces diverses causes, ce qui impose aux décideurs et à toutes les parties concernées de trouver de nouvelles solutions pour fournir des conditions économiques et sociales favorables aux jeunes africains, leur permettant ainsi de s’établir dans leurs pays et de mettre à profit toutes leurs compétences pour leur développement ».
La conférence de Benghazi, qui a connue la participation de plus de 300 acteurs politiques, experts, journalistes et représentants de la société civile, constitue l’un des forums les plus importants, après la rencontre de Marrakech en 2018, qui s’intéressent à cette problématique complexe..
L’ensemble des interventions ont porté sur la nécessité pour les pays européens et africains d’adopter une nouvelle approche de la problématique migratoire, basée sur le respect mutuel, la coopération et le partage équitable et rationnel des responsabilités pour traiter ce phénomène, tout en préservant les droits et la dignité des migrants et en leur offrant des opportunités d’intégration sociale et économique dans les pays d’accueil.
Ils ont également appelé à la création d’un Fonds de développement pour l’Afrique, géré conjointement par des représentants des continents africain et européen, et financé par les contributions financières des partenaires européens et africains, de l’Agence euro-africaine pour l’emploi, en tant que cadre de coopération pour l’attraction de la main-d’œuvre, dont le siège serait à Bruxelles, ainsi que de l’Observatoire afro-européen de la migration, dont le siège serait à Benghazi.
Les travaux de la conférence ont été sanctionnés par l’adoption d’une déclaration finale, dans laquelle les participants ont souligné l’importance d’une approche globale de la question de la migration irrégulière, basée sur l’étude des causes réelles de la migration, en commençant par le développement global, l’emploi et la stabilité.

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