Motivation !

L’effet conjugué de la mondialisation et du sous-développement fait que la situation présente des aspects qui ne reflètent pas la complexité de ce qui n’est pas apparent. Cela donne au diagnostic une très grande et profonde relativité par rapport à la réalité et au vécu quels qu’ils soient.

Il n’y a pas une seule année, depuis fort longtemps, sans que le Maroc ne soit félicité par les marchés internationaux et les instances internationales sur les «bonnes décisions» prises. Cela, sans que sa population puisse sentir la réduction de l’écart entre les riches et les pauvres ni que l’accès aux services publics ne soit garanti et préservé et qu’enfin le secteur privé, couvé par les instances nationales, soit devenu apte à contribuer fortement à la création de richesses. Les litanies continuent sur les urgences sans que véritablement tout concoure à répondre aux doléances de la population. Une solidarité à l’envers se pratique! La plus grande partie de la population vit dans le rêve que ses besoins puissent être un jour satisfaits alors qu’une très faible minorité vit la réalisation de ses rêves dans la profusion et le gaspillage en s’accaparant les efforts fournis par le plus grand nombre!

L’aléa climatique dans sa rigueur fait apparaître les difficultés qu’affrontent les pauvres et les démunis. Il est clair qu’un billet de vingt dirhams ne peut enrichir son possesseur et encore moins le prémunir du froid, assurer sa nourriture et lui permettre plus la survie que le bienêtre. Si à cela on ajoute la quotepart de l’endettement national qui lui revient, sa pauvreté s’agrandira sans l’empêcher de dormir, car, de cela, il n’a aucune conscience. L’usage d’autres indicateurs socioéconomiques ne fera que brouiller les esprits. Le tableau de bord est visible avec ses clignotants au vert pour nos avancées et ses alarmes pour nos reculs et nos peurs. Il reste qu’un système économique et social doit être jugé sur sa capacité à répondre aux besoins de la population, là où elle se trouve. Question centrale, comme disait l’autre.

Comment agir sans se laisser abuser par les boniments sur la croissance inclusive et le développement escompté qui se répètent sans résultats probants pour la population ? Comment procéder à trier la bonne graine de l’ivraie sans se laisser bluffer par la proximité de fausses représentations de modernité et d’opulence avec des images relevant de temps historiques passés où la pléthore caractérisait les nuisances. Comment croire à des comportements issus de la dépossession de la personnalité et de la culture, originaires d’un mimétisme avec le développement exclusif, et qui véhiculent des discours cataplasmes. La confiance est ébréchée.Personne ne croit plus dans l’efficience des relations économiques actuelles pour répondre aux aspirations légitimes de la population et à ses attentes. Et pourtant, elles continuent à régir «le pain quotidien» de la plus grande partie de la population qui manifeste au niveau local son mécontentement et réclame des solutions immédiates.

Au fait, et si les collectivités territoriales, au niveau local, s’occupaient un peu plus de leurs ouailles pour améliorer les conditions de vie des personnes, des familles et de l’ensemble de la commune. Que se réalise ce qui est possible de le faire par la population elle-même dans l’attente de l’intégration de ces actions de développement local dans une planification intéressant la province, la région et l’ensemble du royaume. Loin de la bigoterie, du clientélisme et de la corruption, les élus pourraient retrouver le sens du patriotisme et secouer le cocotier politique pour qu’il réagisse comme il se doit. Alors, comme l’on peut, motivons-nous les uns les autres pour que notre armature constitutionnelle consolide le processus démocratique et permets au temps de faire murir les fruits des sacrifices consentis jusqu’alors.

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