Nezha El Ouafi: Nécessité de la convergence des politiques intégrées

La Secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi  a souligné, lors de cette rencontre que l’organisation par le Parti du progrès et du socialisme de l’actuelle table ronde autour de la problématique de la biodiversité nationale est une initiative louable, qui réponde au vœu de son département de voir un tel débat impliquer aussi bien la communauté scientifique que les acteurs politiques.

Politiquement, le Maroc a pris, lors des COP 21, 22 et 23  des engagements envers la communauté internationale à travers des messages royaux à teneur très forte et claire qui insistent sur la nécessité de la mise en application de tous les engagements pris pour faire face aux changements climatiques.

Après avoir passé en revue les avancées du Maroc au plan institutionnel, d’exemplarité en Afrique et de mise en œuvre de la stratégie nationale du développement durable, elle a fait savoir qu’il est temps de passer à l’action en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

4 villes menacées de disparition…

Le Maroc en paie déjà le prix fort avec des phénomènes extrêmes d’inondations et de sécheresses. Au moins 4 villes marocaines sont menacées de disparition par la montée du niveau de la mer : Mohammedia, Dakhala, El Jadida, Essaouira, a-t-elle martelé.

En matière de biodiversité nationale, dont la richesse fait l’unanimité de la communauté scientifique, la menace est également grande, a-t-elle dit, faisant savoir qu’il s’agit d’un secteur transversal qui concerne différents départements, institutions et organisations et dont le traitement requiert la participation et la convergence des efforts de tous.

Plusieurs partenariats ont été créés impliquant divers départements et une véritable campagne d’information (50 capsules à la TV) a été lancée pour faire sortir de l’ombre le dossier de la biodiversité et sensibiliser à son importance pour le développement durable du pays, a-t-elle ajouté.

Elle a fait état de même des progrès réalisés au niveau législatif pour faciliter l’accès à l’information génétique et aux ressources biologiques et pour le développement des services éco-systémiques.

Généraliser les procédures de qualité environnementale

Selon elle, 21 plans d’action de développement durables sectoriels (PADDS) ont été confectionnés dont 16 adoptés par les différents départements. Elle a fait aussi état de la mise en œuvre de six axes de la matrice d’opérationnalisation du pacte de l’exemplarité de l’administration notamment la généralisation des procédures de qualité environnementale au sein des bâtiments publics, l’inscription des établissements publics dans la logique de gestion et de valorisation  des déchets, le renforcement des initiatives de l’Etat responsable, l’intégration de la démarche participative et l’amélioration de la transparence et le transport propre.

Abordant les programmes de mise à niveau environnementale de son département, elle a fait savoir que 25 décharges contrôlées et 3 centres d’enfouissements et de valorisation seront réalisés ou l’ont été déjà.

L’assainissement liquide bénéficie aussi d’une attention particulière du département, a-t-elle dit, précisant que c’est en premier lieu sur la pollution de l’air, dont la dégradation coute au pays pas moins de 9,7 milliards de dirhams par an que son département se concentre. Pour ce faire, il vient de lancer le Programme national de la qualité de l’air dit PNAir  (2018-2030).

Un autre programme dédié aux zones côtières pour leur préservation et mise à niveau va bientôt voir le jour, a-t-elle ajouté avant de préciser de nouveau qu’il serait erroné de vouloir confier à un seul département la responsabilité de gérer un domaine aussi transversal que la conservation de la biodiversité pour le bien du développement durable du pays.

M.T.

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