Parkings à Agadir: Une corvée entachée d’absurdité!

Saoudi El Amalki

Une métropole qui ne cesse de grandir, comme Agadir, souffre du manque de parkings, un peu partout. C’est un déficit qui donne à la ville cet aspect archaïque déconcertant.

En été, la situation est de plus en plus, contraignante, surtout aux heures de pointe et dans des artères, tel l’avenue Hassan II, considéré comme le poumon de la cité ou encore la corniche qui constitue, sans conteste, le point de mire des estivants en nocturne. Pour remédier à cette affluence accrue des conducteurs, on a plutôt tendance à sacrifier la place Al Amal qui devient un vaste parking.

Une roue de secours des plus déplorables, puisque elle massacre un lieu patrimonial de divertissement qui se dégrade au fil du temps. Il n’y a plus les fontaines d’antan qui ornait ce site de rêve. De surcroît, il tient lieu à présent, d’endroit d’expositions pour événementiels ou de rencontres de haut standing, faute de palais des congrès dont la métropole manquait de belle lurette.

Pire encore, aujourd’hui, on prend d’assaut la prestigieuse place Bijaouane sise du côté de la promenade où les flux sont gigantesques plus spécialement  en période estivale. Il est vraiment insensé de condamner une telle place au renvoi historique pour y monter un parking. En toute sincérité, les décideurs de la ville sont en cours d’imagination afin de faire bien mieux.

On aurait peut-être, pensé à fonder un sous-sol à trois ou quatre niveaux pour recevoir plus des milliers de véhicules par jours, surtout pendant les vacances. Et préserver la surface de la place pour y érigersites d’attraction ou encore de loisirs, en corrélation avec les distractions avoisinantes.

Il y aurait, sans doute, des preneurs qui seraient tentés par ce package dont profiteraient aussi bien la commune, à travers des revenus que les visiteurs de ce lieu animé et sécurisé. Mais, quand on a la matière grisebornée, on ne cherche pas à sortir de la redondance.

Certes Agadir n’a pas encore l’envergure des villes mégalopoles tels Casablanca, Rabat ou encore Marrakech et Tanger. Mais, elle est désormais promue à un registre «central» tonifiant. Le hic des parkings peut paraître, aujourd’hui, peu stressant à l’instar de ses pareilles citées ci-dessus.

Cependant, il importe de s’y prendre dès maintenant, par le biais, des solutions inventives qui permettent la pérennisation et l’optimisation d’une ville renaissante et galopante. On ne peut indéfiniment avoir une vision du jour le jour, mais une perspective éprise d’anticipation et création. C’est avant le rôle des occupants de l’hôtel de ville à qui revient l’aménagement du territoire et la bien-être des citoyens!

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