«Qu’importe si les bêtes meurent» remporte le César du meilleur court-métrage

Mohamed Nait Youssef

Une consécration bien méritée ! Sofia Alaoui et son film «Qu’importe si les bêtes meurent» ont brillé de mille feux dans les cieux du 7ème art mondial lors de la 46e cérémonie des Césars, qui a eu lieu vendredi 12 mars à l’Olympia, et organisée par l’Académie des arts et techniques du cinéma.

En effet, la jeune réalisatrice franco-marocaine a décroché le César du meilleur court métrage pour son petit bijou écrit, réalisé et produit par la réalisatrice au sein de sa société Jiango Film avec l’aide du Centre cinématographique marocain (CCM). Le public marocain l’avait découvert pour la première fois au Festival National du Film de Tanger (février-mars 2020). Sorti en 2019, elle a multiplié ses participations aux grands événements cinématographiques, notamment la compétition officielle du Festival International du Film de Court métrage de Clermont-Ferrand en février 2020).

Quelques mois après, le film a été sélectionné pour prendre part au Festival International du Court Métrage de Sao Paolo  qui a eu lieu en août 2020. Sans oublier le Festival International du Film Francophone de Namur  qui s’est déroulé en octobre 2020. Que des dates importantes ayant donné plus de visibilité  au film et ses acteurs qui jouent pour la première fois devant la caméra. La récompense viendra après en décrochant le Grand Prix du jury du festival de Sundance aux États-Unis qui s’est tenu janvier et février 2020. Une manifestation cinématographique très importante du cinéma indépendant au monde.

L’histoire du film se déroule dans les montagnes de l’Atlas au Maroc dans la région d’Imilchil. Tourné en langue amazighe avec des acteurs non professionnels, le court métrage nous plonge dans l’univers à la fois mystérieux et chaotique d’Abdellah, un jeune berger et son père, qui assistent à la mort de son troupeau de moutons.

Un phénomène étrange voire inexplicable. Abdellah doit se déplacer alors avec son mulet à un village commerçant à plus d’un jour de marche pour chercher de la nourriture. En arrivant, il découvre que celui-ci est déserté à cause d’un curieux événement qui a chamboulé toute la population. Un air apocalyptique a soufflé sur les lieux. Une mise en scène onirique, le film de Sofia Alaoui ne manque pas de poésie. Les images sont d’une beauté poétique dans une région où la nature est à la fois dure et belle.

Une enfance partagée en entre le Maroc, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient, Sofia Alaoui a signé des courts métrages documentaires et de fiction entre autres «Les vagues ou rien», co-produit par Ali n’Productions et 2M, diffusé en mars 2019, «les Enfants de Naplouse», diffusé en 2015 sur France 3 et TV5.

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