«Sediments», exposition individuelle de Yasmina Alaoui

À la maison d’art House of Beau

Dans le cadre de sa programmation hors-les-murs, la maison d’art House of Beau présente l’exposition individuelle «Sediments» de l’artiste Yasmina Alaoui, en collaboration avec le Fairmont La Marina Rabat- Salé, du 29 Février au 22 Mars 2024.

Artiste pluridisciplinaire en perpétuelle quête de nouveaux horizons artistiques, Yasmina Alaoui refuse de se complaire dans un langage plastique établi. D’une série à l’autre, elle explore une diversité de techniques qu’elle combine de façon authentique pour créer des œuvres complexes prônant la recherche du mystère et de la beauté. Intitulée «Sediments», l’exposition, qui investit la somptueuse verrière de l’hôtel, dévoile des œuvres imposantes aux compositions abstraites évoquant de vastes paysages minéralogiques. Décombres d’un village ancien, d’une civilisation défunte, images de destruction, d’un possible désastre humain ou encore celle d’un monde végétal ou d’une division cellulaire, ces compositions laissent place à une multitude de scénarios captivants pour le spectateur. Issue d’une éducation multiculturelle, Yasmina met en lumière dans cette série son héritage marocain en intégrant des motifs issus de l’artisanat traditionnel, tels que les formes géométriques du Zellige ou les étoiles en plâtre. Ces formes, parfois disposées aléatoirement, superposées ou même explosées, semblent flotter dans l’espace, créant ainsi un magnifique chaos ordonné.

Yasmina Alaoui est née à New York en 1977 de parents franco-marocains. Elle étudie les beaux- arts au Carrousel du Louvre à Paris avant d’obtenir une licence en sculpture au Collège of William and Mary à Williamsburg en Virginie. Elle vit et travaille actuellement à Marrakech. De ses expériences issues de son éducation multiculturelle découle une démarche artistique qui tend à réconcilier les extrêmes, fusionnant alors des oppositions telles que classique et contemporain, religion et laïcité, ordre et chaos, répulsion et attraction. Yasmina a collaboré avec le photographe Marco Guerra sur les séries « Tales of beauty » et « 1001 Dreams », qui, depuis 2003, ont été collectionnées et exposées internationalement. Dès lors, elle a diversifié ses projets, amenée par sa passion à utiliser plusieurs médias autant qu’elle le peut, oscillant constamment entre sculpture, peinture, dessin, réalisation de films ou composition musicale. Elle reçoit le prix de la diversité culturelle à la Biennale de Dakar en 2018.

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