Un logo à polémique !

La validation de la nouvelle identité visuelle d’Agadir vient de susciter une polémique «acariâtre» dans les réseaux sociaux et les tribunes de débats. Tout d’abord, on reprochera aux décideurs de «faillir» aux normes habituelles du choix de logo qui consiste à procéder à l’appel d’offre pour une telle ébauche.

Ensuite, on dépréciera, du moins pour une large frange de connaisseurs de l’art graphique, l’aspect «médiocre» de l’esquisse. «Les goûts et les couleurs ne se discutent pas», dirait-on dans ce genre d’épreuve, tout en sachant que la trouvaille serait l’œuvre, dit-on, d’un certain Mohamed El Melihi, l’un des ténors de l’art plastique du pays.

Tout une nuée de critiques éclatait, au grand jour, pour fustiger le concept qui semble ne pas satisfaire les spécificités du bastion de la culture et de l’histoire riches en jaillissements. Certains «malins» sont même allés dénicher un ancien logo en pyramide qui renvoyait à la particularité égyptienne et en déduisait du «plagiat» purement consommé.

Une contestation vive monte alors d’un cran et risque de  gâcher une belle «euphorie» éprouvée, à mesure que le projet royal se concrétisait. Certes, la procédure de mise en fonction faisait défaut, puisqu’on aurait fait appel au designer directement sans se fier à la démarche coutumière.

De même, cette envergure qui se pointe à l’horizon pour l’éclosion d’un nouveau fleuron national, mériterait mieux qu’un «gâchis» de symbole incarnant la nouvelle sollicitude Royale. Il est bien vrai également qu’on ne présente plus une sommité plastique de la trempe de Mohamed El Melihi. Mais, il paraît qu’on ne badine guère avec les principes de la l’égalité de l’exercice et surtout de la primauté identitaire de la ville dont les sceaux de l’origine amazigh et l’essence naturel et historique sont incontournables.

D’autant plus que la ville regorge d’artistes auxquels on a toujours tourné le dos pour monter des fresques, des sculptures, des matrices dans les rues, les rocades ou encore sur les sites patents.

On remontrera aux initiateurs de cette symbolique de toute une contrée au passé glorieux, de ne pas ouvrir le débat aux battants en direction des intellectuels de la cité en vue d’enfanter un offre qui récoltera le maximum de rapprochement possible. Pour que le logo émane de tous et vers tous!

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