Une peste étrange débarque sur les toits de Paris

«Pars vite et reviens tard»

Mohamed Nait Youssef

Il est des films qui ont fait des romans des œuvres cinématographiques vivantes et immortelles. C’est le cas en effet du  film «Pars vite et reviens tard» réalisé par Régis Wargnier et adapté du roman policier de la romancière et écrivaine française Fred Vargas, paru en 2001 chez les éditions Viviane Hamy.

Cette œuvre romanesque  a  remporté plusieurs prix dont celui des libraires ainsi que le Grand prix des lectrices de «Elle» (catégorie roman policier).  L’histoire de cet opus cinématographique, sorti en 2007, commence avec le fameux personnage de fiction, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg  interprété par José Garcia.

Un personnage énigmatique qui n’apprécie pas le printemps, ses lumières, ses couleurs, ses désires et même ses beaux jours joyeux. Ce commissaire semble submerger dans la solitude surtout avec l’absence de sa fiancée, Camille, qu’il aimait  tant. A vrai dire, les jours auraient dû avoir d’autres goûts si elle était à ses côtés.

Entre temps Paris  a l’air étrange voire anormal surtout avec une énigme qui enveloppe le ciel et débarque les toits de la vielle. Sur les portes de la capitale, dans le 18 arrondissement, des signes étranges, curieux et incompréhensibles surgissent dont on ignore l’origine. Un grand 4 noir inversé, en dessous des lettres CLT faisant allusion à la protection contre la peste bubonique médiévale interpellent les esprits.

Simple graffiti ou des menaces adressées par un ennemi invisible? Le commissaire  a annoncé  ses enquêtes à la quête du présumé créant cette anarchie et panique dans les quatre coins de la ville. Sur un lieu privé ouvert  au public parisien à savoir la  place Igor-Stravinsky des expressions et mots mystérieux ont été écrits et qui sonnaient comme une malédiction.

Les enquêtes prennent un nouveau tournant avec la découverte d’un cadavre redouté (le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur) par le commissaire Adamsberg.  Un très mauvais signe surtout que la mort de cette première victime est due à l’épidémie de la peste. Ce sont en effet les prémices du fléau qui annonce son retour en force  dans la capitale. Or, Jean-Baptiste Adamsberg ne lâche rien en enquêtant sur les origines de ce mal qui  semble être contrôlé par quelqu’un en désignant ses cibles et ses victimes.

Le réalisateur  nous amène par le biais  de ce film noir dans cette ville parisienne sombre et médiévale qui nous fait penser justement à l’invasion de la peste au  Moyen Âge. Ce film policier a enregistré 843 531 entrées dans les salles obscures françaises.

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