«Appliquer la loi et procéder à l’arrestation immédiate» du fugitif

Des voix à l’international unanimes :

Moins d’une semaine après l’admission du soit disant chef du prétendu « polisario » en Espagne pour soins, alors que ce sieur est recherché par la Justice ibérique pour différentes plaintes, après sa huite, très nombreuses sont les voix qui se sont soulevées pour dénoncer la complicité du gouvernement de Madrid et le jeu des généraux d’Alger.

Première contradiction relevée est la raison avancée par le gouvernement espagnol : les « raisons humanitaires » appliquées à « un criminel recherché par la justice espagnole pour crimes contre l’humanité »…

Un criminel fini

Plusieurs personnalités politiques et parlementaires, des experts, des politologues et des hommes et femmes du droit, à travers le monde, ont analysé le comportement de l’Exécutif espagnol, sous divers angles.

Ils se sont basés sur des faits avérés dont la justice espagnole est saisie depuis plusieurs années, avant que le principal accusé ne prenne la fuite vers Alger où il bénéficie, en tant que « carte » temporaire entre les mains des généraux locaux, de toute la complicité et la protection requise pour lui assurer l’impunité.

D’ailleurs c’est ce que les commentateurs affirment en rappelant que le fugitif est « entré à bord d’un avion-ambulance et avec un faux passeport algérien sous l’identité de Mohamed Banbatouch, ce qui constitue en soi un nouveau crime ».

La loi et rien que la loi

Les juristes, eux, estiment qu’il faudra que le fugitif soit mis en état d’arrestation, alors qu’il bénéficie des soins médicaux, pour que la procédure de poursuite judiciaire soit engagée.

Ils appellent à « appliquer la loi et procéder à l’arrestation immédiate du dénommé Brahim Ghali, recherché par la justice espagnole pour crimes contre l’humanité ».

Mais le sieur Brahim Ghali est accusé également de préjudices graves causés par des « attaques contre des bateaux de pêche espagnols, d’enlèvements et d’assassinant de centaines de membres de leur équipage »…

Les commentateurs avancent des tas de chefs d’accusation à l’encontre du mercenaire d’Alger : «  détention, torture et disparition forcée de citoyens espagnols d’origine sahraouie détenus contre leur gré dans les camps algériens de Tindouf ».

On rappelle également qu’il est aussi coupable du « viol en 2010, dans la ville d’Alger, de Khedijetu Mahmud Mohamed Zubair, alors adolescente (…) qui avait dénoncé le crime devant l’Audience Nationale d’Espagne et la Commission des droits de l’homme des Nations Unies ».

Les mêmes juristes se sont adressés par des interventions, lettres et commentaires au président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dans le but de « respecter la tradition espagnole qui considère les droits de l’homme comme universels et imprescriptibles, en traduisant immédiatement le terroriste Brahim Ghali devant la Chambre N° 5 de l’Audience Nationale, qui exige sa comparution pour répondre des crimes contre l’humanité qui lui sont imputés ».

Et comme le souligne une lettre de l’Association d’amitié Aaroc-Argentine, le fait de « remettre Brahim Ghali entre les mains des autorités judiciaires espagnoles est un acte de justice ».

Une violation du droit international

En Afrique également, des personnalités ont tenu à commenter le forfait madrilène. Le chercheur spécialiste de l’Afrique et directeur général de l’Agence rwandaise d’information (ARI), Andre Gakwaya, estime que l’attitude de Madrid constitue une violation « grave » du droit international, affirmant que « la poursuite des individus accusés de crimes de génocide et de terrorisme est une norme impérative du droit international, dont aucune anomalie n’est admise ».

A. Gakwaya note que le délit d’une« fausse identité avec un passeport diplomatique fourni par le gouvernement algérien au mépris de ses propres lois et du droit international, représente également une atteinte aux droits des victimes d’actes criminels commis par le dénommé Brahim Ghali ».

Il fait observer que « des attentions humanitaires ne peuvent, en aucun cas, couvrir de telles attitudes préjudiciables au droit international et aux principes de justice universelles »

De plus il estime que le fait d’assurer des non-droits au mercenaire est « une autre preuve irréfutable » de l’implication de l’Algérie dans le conflit régional sur le Sahara marocain.

Aussi, pour l’expert espagnol Pedro Canales l’Algérie, le polisario et l’Espagne sont les « grands perdants » dans cette affaire.

Il situe l’origine de l’opération du transfert du prétendu chef en Espagne « se trouve en Algérie »

Ce qui confirme « l’implication des autorités algériennes dans cette affaire confirme une fois de plus que ’Algérie n’est pas un spectateur, mais un acteur principal » dans le conflit articiel sur le Sahara marocain.

L’auteur de ces propos, qui est un spécialiste des questions du Maghreb et ancien correspondant de plusieurs quotidiens espagnols dans la région.

L’objectif de cette opération algérienne est, selon lui, de « porter atteinte aux relations entre le Maroc et l’Espagne ».
Enfin, rien que pour la journée de mardi, le géopolitologue français, Aymeric Chauprade a affirmé que « le gouvernement espagnol fait face à un vrai scandale d’État : il a soustrait à la justice espagnole, avec la complicité de l’Algérie et sous fausse identité #BrahimGhali du « Polisario » lequel était sous mandat d’arrêt espagnol pour crimes contre l’humanité, torture, viols! », Sa réaction sur son compte twitter indique : « C’est un véritable scandale d’État! ».

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