20ème édition d’Andalussiyat : Un festival pour la sauvegarde de la musique andalouse du Maroc

Sous Le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI

Par Abdeslam Khatib

Soufflant sa 20ème bougie cette année,cet événement musical se veut un festival itinérant. A cet effet,  « Andalussiyat » va ravir tous les mélomanes et autres amateurs, le 7 décembre à Casablanca, le 8 décembre à Rabat, puis le 9 décembre à El Jadida. Cette édition s’est targué pour thème « Musique et sport, deux vecteurs de développement et du vivre-ensemble ».

Le festival Andalussiat est organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par l’Association des Amateurs de la Musique Andalouse, ainsi sous l’égide du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec la région de Casablanca-Settat.

Il s’agit de la transmission et de la mémoire de ce noble art en tant que socle de sa pérennité, ce qui traduit de la plus belle des manières la philosophie de l’association.Celle-ci tend par tous les moyens à sauvegarder la musique andalouse du Maroc et aussi la prévaloir en tant que vitrine à l’international.

Selon Aziz Alami Gourafti, trésorier de l’association, l’un des précurseurs de l’organisation du festival, aux côtés du Président de l ‘association Azzedine Kettani et du vice-Président Mounir Sefrioui : “L’objectif de cette association est de préserver ce patrimoine sous toutes ses formes, notamment à travers les enregistrements, les manuscrits, la collecte des instruments et l’apprentissage, mais aussi par le développement de cette musique. Cette dernière n’est pas figée, car elle est le fruit aujourd’hui de plusieurs siècles d’évolution. Notre objectif est de l’exporter et de l’internationaliser, tout en espérant son inscription au Patrimoine immatériel de l’UNESCO”.

A cet effet, il est à rappeler que ce festival se déroule durant trois soirées. Tout d’abord, à Casablanca au Carré d’Or, le 7 décembre, à Rabat au Théâtre Mohammed V, le 8 décembre et enfin le 9 décembre, à Mazagan El Jadida.

Ainsi, le Carré d’Or à Casablanca abritera la soirée d’ouverture, le jeudi 8 décembre, avec “La Malhamat du Patrimoine”, jouée par l’Orchestre “Ikhwan al Fan”, sous la direction de l’artiste Marouane Hajji, et sublimée par les voix de Zainab Afilal et Ahmed Merbouh.

Quant au public de Rabat, il aura rendez-vous, le lendemain, au Théâtre Mohamed V, avec le concert “Les deux rives”, présenté par l’Ensemble Rawafid, sous la direction de Maître Omar Metioui. Autre moment fort de la soirée, le spectacle d’une troupe espagnole de Flamenco dirigée par Gema Caballero à la voix cristalline, ainsi que celui d’une troupe du Fado portugais menée par Vanessa Alves.

En apothéose, le festival prendra fin, samedi au Mazagan El Jadida. Après le concert de luth en première partie, l’orchestre du grand maître de la musique arabo-andalouse Mohamed Briouel, s’emparera de la scène pour accompagner le ténor Haj Mohamed Bajeddoub, Noureddine Tahiri et Abderrahim Souiri.

A cette occasion, l’AAMAM fête ses 65 ans d’engagement et d’actions pour la sauvegarde et le rayonnement de cette belle musique à travers différentes contrées de par le monde. A noter que l’Association des Amateurs de la Musique Andalouse du Maroc a vu le jour en 1958 avec comme objectif la préservation de cet héritage musical séculaire. Présidé aujourd’hui par Azzedine Kettani, l’AAMAM déploie, depuis sa création, un éventail d’initiatives, notamment à travers la sauvegarde du répertoire “Al Ala” moyennant des enregistrements, des notations ou encore l’édition de livres regroupant le répertoire poétique. L’association a également procédé à un travail de mémoire en archivant des manuscrits et en se procurant des instruments anciens, préservés au Musée Dar Al Ala. La transmission fait partie de l’ADN de l’AAMAM. Afin de perpétuer et de démocratiser cet art, l’association édite des manuels d’apprentissage, organise des séances d’apprentissage ainsi que des soirées et festivals à travers le Royaume. Aux côtés du président Azzedine Kettani, il y a également son vice-président, en l’occurrence Mounir Sefrioui qui ne ménage aucun effort au niveau de l’association pour la sauvegarde de ce patrimoine national et sa diffusion à l’échelle internationale. Sans pour autant oublier les autres militants en faveur de la musique andalouse, en l’occurrence Aziz Alami et la vice-présidente Mme Kaoutar Guessous.

Le grand souhait de tout ce beau monde est l’inscription de ce bel art au Patrimoine immatériel de l’UNESCO”. A bon entendeur, salut !

Légende Photo 2 : Une séance de la conférence de presse

Légende photo 1 : Mr Azzedine Kettani,  Président de l’AAMAM

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