Anas Doukkali revient sur la question de la gestion du Ramed

La durabilité du système de protection sociale continue de tarauder les professionnels du secteur.

Anas Doukkali, ministre de Santé, a soulevé la question lors d’une rencontre organisée lundi à l’occasion de la journée mondiale de la santé, placée cette année sous le thème de la couverture sanitaire universelle. Il a remis sur la table la question de la création d’un organisme chargé de la gestion du régime d’assistance médicale.

«Nous sommes, plus que jamais, appelés à assurer la pérennité du régime par la soutenabilité de son financement et l’amélioration de sa gouvernance à travers la création d’un organisme gestionnaire indépendant pour le Ramed», a-t-il souligné. La création de cet organisme, qui devrait être indépendant du ministère de tutelle et de l’ANAM, a été annoncé il y a près de cinq ans sans jamais être concrétisée. La circulaire du chef du gouvernement, adressée récemment aux ministres, semble accélérer la cadence pour faire aboutir le projet.

Elle annonce la création d’une commission interministérielle de pilotage de la réforme du système de protection sociale en vue d’étendre la couverture médicale de base aux couches les plus défavorisées.

«Une opération qui passe par la généralisation du Ramed à l’ensemble de la population et par la mise en place d’un mécanisme de financement adapté», affirme le ministre. Pour l’heure, le Ramed a permis d’étendre le taux de couverture médicale à plus de 60% de la population. Le nombre de bénéficiaires s’élève à 11,7 millions de personnes. Les CHU connaissent une forte affluence. A ce jour, ils ont réalisé plus de 9,5 millions de prestations au profit des bénéficiaires du Ramed.

Cependant, le ministre considère que l’assurance maladie des travailleurs actifs non-salariés constitue l’opération la plus difficile et la plus décisive pour garantir la couverture universelle.

D’autres défis se posent en matière de protection sociale. Le directeur de la Cnops, Adeblaziz Adnan, a tiré la sonnette d’alarme sur la viabilité et la durabilité de la couverture médicale. Pour lui, le principal challenge est de combler le déficit qui guette les caisses, en l’occurrence celui de la Cnops, qui a atteint 20 millions de dirhams.

D’autres problèmes pourraient ralentir la généralisation de la couverture médicale. Le patron de la Cnops en cite l’augmentation des prix de certains médicaments. Selon lui, les prix ont triplé pour certains médicaments. Pour y faire face, il propose la révision de la grille des cotisations.

(MAP)

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