Diaspora, le futur de l’innovation sera Africain

A bâtons rompus avec Jones Alami, directeur du département Science des Matériaux et Nano-Ingénierie  à l’UM6P

Karim Ben Amar

C’est dans le cadre de l’évènement « The Voice of Africa » organisé par l’UM6P, que nous avons rencontré Jones Alami, directeur du département Science des Matériaux et Nano-Ingénierie (MSN) de l’UM6P. Les panélistes venus des quatre coins du globe participant à cet évènement en marge des Assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du FMI ont beaucoup débattu sur les capacités de la diaspora africaine et l’innovation qu’elle peut apporter non pas au continent mais au monde entier. L’ingénieur de formation nous a réellement éclairé sur ce sujet.  

Répondant à une question d’Al Bayane, Jones Alami a affirmé que « si l’on définit la diaspora comme la capacité de produire de la valeur ajoutée pour un produit, pour un concept ou pour une idée, il faut être capable d’être empathique, c’est-à-dire se mettre à la place de l’autre et de concevoir le concept sous son angle de vue ».

La question de l’innovation était au centre des débats tout au long de cet évènement. À ce sujet, le directeur du département Science des Matériaux et Nano-Ingénierie a déclaré que « l’innovation a besoin de plusieurs points de vue pour pouvoir arriver à son objectif. C’est une discipline qui se créée à l’interface de plusieurs autres disciplines, et c’est là où la diaspora peut ajouter sa pierre à l’édifice ».  Et d’ajouter, « qui dit diaspora dit expériences diverses, différents pays, différents points de vue. En les rassemblant autour de questions importantes, ils peuvent apporter la lumière de différents angles, sur la même problématique et pouvoir innover de cette façon ».

Concernant le futur de l’innovation, Jones Alami a souligné qu’il ne peut se créer qu’en Afrique, et cela grâce à l’Africain car de par sa nature, c’est une personne très enthousiaste, très motivé. « Cet esprit d’ouverture sur le monde, qui consiste à voir les choses différemment et d’accepter les différences, pour l’africain c’est un état d’esprit ce qui n’est pas le cas dans les pays développé.  Dans les pays développé, force est de constater que nous sommes fiers des réalisations passées et on a donc tendance à s’endormir sur nos lauriers. Du coup nous ne sommes pas aussi ouverts que les Africains ».

Et de conclure, « de ce point de vue, il y a beaucoup de potentiel en Afrique, ceci dit il faut l’accompagner et développer les outils et contexte pour pouvoir innover et donner cette valeur ajoutée ».

Tout au long de l’évènement « The Voice of Africa » qui s’est déroulé du 10 au 14 octobre sur le campus de Benguerir, nous avons relevé que l’UM6P s’investit corps et âme pour développer l’innovation en Afrique. L’Université accueille d’ailleurs de très nombreux Africains qui bénéficient d’un enseignement de très grande qualité et qui pourront apporter, une fois le diplôme en poche, une valeur ajoutée à leur continent.      

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