«Entraîneur de football, j’adore ce métier»

Entretien avec Mbongo Claude « Coach Capelo », entraîneur de football

Romuald Djabioh

Vivant au Maroc depuis plus de 10 ans, Mbongo Claude, appelé Coach Capelo par moult joueurs subsahariens et l’équipe dont il à la charge, semble vivre aujourd’hui l’un de ses rêves : entraîneur. Pour en savoir un peu plus sur ce dernier, la rédaction Al Bayane est allée à sa rencontre. Entretien.

Al Bayane : Vous êtes un entraîneur sportif, en l’occurrence de football. Avez-vous des diplômes vous permettant d’exercer ce métier ?

Coach Capelo : La plupart de mes diplômes, y compris les stages, je les ai obtenus au Maroc. J’ai travaillé dans certaines académies de football, et même en tant que directeur technique. Aujourd’hui, cela fait pratiquement deux ans que je suis avec le club Atlas. J’ai une licence de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) qui me permet d’entraîner…Pour le moment, ma priorité, c’est de continuer dans cette visée. C’est-à-dire, entraîner les jeunes afin qu’ils puissent éclore, notamment sur le plan national et international, booster une fois de plus ma formation d’entraîneur, enrichir mon palmarès et ajouter des connaissances.

Quelles sont les actions menées pour valoriser le football subsaharien, ainsi que votre équipe ?

Plusieurs actions sont menées en effet en ce sens. J’ai mon équipe « FC Capelo », où l’on retrouve plusieurs nationalités, et même les Marocains. Chaque jour, je leur fais des séances d’entrainement. Il y a également des rencontres amicales. Certains clubs du championnat participent à des tournois initiés par le jeune Yaya. Les coachs de certaines équipes se manifestent aussi. Alors, étant doyen de toute cette jeune génération des coachs et joueurs que j’accompagne et partage le savoir : j apprécie beaucoup leur courage et  volonté.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? Quel a été l’élément catalyseur le justifiant?

J’ai toujours souhaité faire du football une carrière, à l’image de nombreux footballeurs de mon pays mais également d’ailleurs. Cependant, cette volonté manifeste d’en faire une profession à part entière n’a pas vraiment fait l’unanimité au sein de ma famille, notamment mes parents… J’ai été invité par un club marocain de première division en 2004. Aujourd’hui, je suis formateur, une initiative impulsée depuis le Cameroun grâce à mon mentor Thomas Libiih, ex-entraîneur des Lions indomptables du Cameroun U17, sacré champion d’Afrique en Tanzanie et de nos jours entraîneur du club Djoutien AS ATARS SOLAR.

Peut-on dire que c’est une information génétique ? Êtes-vous satisfait de ce choix ? Quid de l’impact de la covid-19 sur votre activité ?

Cette envie d’exercer dans le domaine du sport, vient du fait qu’au préalable, c’est une information génétique. Mes parents, opposés au départ à ce que je puisse suivre ce chemin, étaient des sportifs chevronnés. Mon défunt père était un sportif de haut niveau. C’était un athlète et boxeur dans les années 1960. Ma mère quant à elle, était handballeuse. Je suis certes dans un métier différent de mes parents, mais je pense tout de même que c’est génétique.

A la question de savoir si je suis satisfait, oui je le suis. Sauf que le contexte sanitaire actuel impact plus ou moins notre activité. Pour le moment, ce n’est pas facile pour nous les éducateurs entraîneurs et coachs. Aucune personne n’est épargnée à cause de cette crise pandémique. Tout compte fait, je ne regrette pas mon choix. Je suis entraîneur de football, j’adore ce métier.

Souhaiteriez-vous adresser un message à l’endroit des autorités compétentes ?

Bien sûr. Je tiens à remercier les autorités compétentes par rapport aux récentes reformes du football national. Les lignes commencent à bouger vu que nombre de joueurs étrangers peuvent dorénavant signer sans conditions…Certaines conditions ont été levées. Je remercie également le Roi Mohammed VI qui ne cesse de nous aider et faciliter notre intégration au sein du Royaume ». « Je profite aussi de l’opportunité offerte dans la presse nationale pour lancer un SOS à mes collègues entraîneurs et managers marocains. Je les invite à se rendre par curiosité un jour voir ces jeunes talents subsahariens jouer. Les équipes sont à leur portée. Ils ne seront pas déçus. Notre adresse de repère se trouve au stade de Hay Hassani où chacun peut venir se servir.

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