Le bétail importé s’avère peu compétitif !

Une offre suffisante pour couvrir le demande de l’Aid AL Adha

Fairouz EL Mouden

Pas d’inquiétude par rapport à la qualité sanitaire du cheptel consacré à Aid  AL Adha cette année. Malgré les conditions climatiques difficiles, une grande majorité des éleveurs  ont réussi à faire sortir leur épingle du cycle vertueux de la sécheresse et de la cherté des aliments. De l’avis de Majdoubi Abderrahmane, président de l’ANOC (association nationale ovine et caprine), la situation est plus que rassurante par rapport à l’année dernière en termes de qualité sanitaire des animaux déjà identifiés et bouclés et l’offre couvrirait largement la demande nationale. Du côté du prix, on annonce une variation à la hausse comparativement à 2023. Dans les grandes surfaces et les souks hebdomadaires, les tarifs devront varier entre 70 et 75 dirhams le kilo. Les tarifs des moutons importés ne sont pas vraiment compétitifs on parle déjà de 63 dirhams le kilo malgré la subvention de 500 dirhams accordée par l’Etat sur chaque tête importée. 

L’identification du cheptel destiné à l’abattage de la fête du mouton va bon train à quelques semaines de l’Aid déclare à AL Bayane, Majdoubi Abderrahmane, président de l’ANOC qui se veut optimiste quant à l’état d’avancement des préparatifs de la fête du sacrifice.  A la date  d’aujourd’hui, dit-il, nous avons pu identifiés 4,3 millions de tête, soit une cadence de 110.000 à 120.000 de têtes bouclée par jour. Une cadence qu’il juge suffisante pour atteindre les 5,6 millions d’ovins et de caprins d’ici à la date du sacrifice. Le suivi se fait au quotidien entre l’ANOC et les 400 identificateurs à l’échelle nationale et le rapport est envoyé chaque jour à l’ONSSA. Le président de l’association nationale ovine et caprine regrette que de nombreux éleveurs se montrent réticents à l’opération d’identification par souci de souscription à l’AMO ou de profiter de l’aide sociale de 500 dirhams alloués par l’Etat à certaines catégories sociales.

Selon Majdoubi Abderrahmane, la prospection des  souks accapare près de 80% du cheptel  non identifiés. Il précise que malgré la sécheresse, les nouvelles naissances (du mois de novembre, décembre et janvier) sont meilleures cette année par rapport à 2023 grâce, en effet, à la subvention de 15 millions de quintaux d’aliments du bétail et que les perspectives permettent de garder la même cadence pour sauvegarder le cheptel à condition que le soutien de l’Etat se poursuive toujours. L’objectif étant d’atteindre 8 millions de têtes. 

Le président de l’ANOC estime toutefois, que l’opération d’importation provisoire étendue jusqu’au 15 juin prochain n’est pas compétitive (50.000 moutons importés déjà identifiés.  Les dernières informations parlent de 63 dirhams le kilo vif des ovins importés, plus 10 dirhams de la subvention accordée sur chaque tête importée contre 70 à 75 dirhams par kilo vif du cheptel national. Les prix dans les souks hebdomadaires s’avèrent  normaux par rapport à l’année précédente mais le jeu des chenaka  et des intermédiaires fait multiplier les prix du simple au double dans les différents points de vente situés à proximité et au centre des grandes villes.  Quid des contrôles pour éviter la surenchère qui ne profite guère aux éleveurs ?

Top