Nécessité de promouvoir une gouvernance inclusive et multidimensionnelle

Développement territorial

La promotion d’une gouvernance « inclusive » et « multidimensionnelle » orientée vers l’objectif de promouvoir durablement l’équité spatiale constitue l’un des leviers pour consolider les bases d’un développement territorial « équilibré » et « résilient », selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration. « La coordination entre les niveaux central et local doit être renforcée et axée sur une solidarité régionale et nationale fondée sur la proximité, le réseautage et la flexibilité au niveau de la prise de décision », précise la DEPF dans un récent policy Brief publiée sous le titre: « Les territoires face à la pandémie du Covid-19: Impact sur l’économie des régions ».

Dans ce cadre, poursuit la DEPF, il importe d’œuvrer activement en faveur du renforcement des moyens d’action des acteurs territoriaux et de leur dotation en compétences suffisantes pour accompagner la mise en œuvre des chantiers structurants de développement.

Le rapport met en avant l’impératif de poursuivre les mesures sociales et de relance économique en faveur des populations en situation précaire, aux entreprises en difficulté et aux secteurs les plus fragilisés par la pandémie, en mettant particulièrement l’accent sur la capacitation.

Dans la même veine, le rapport souligne l’importance du développement d’un système de gouvernance dans les secteurs de la santé et de l’éducation à travers l’établissement de services sanitaires de qualité accessibles à tous, l’instauration d’un système éducatif performant et la création de postes d’emplois selon le besoin des régions tout en assurant une revalorisation des compétences.

Il s’agit également de réduire les degrés de dépendance des chaînes d’approvisionnement à travers la diversification du secteur productif, la création des industries de substitution et la création d’un écosystème industriel au niveau local, tenant compte des avantages comparatifs des différentes régions.

Selon le rapport, il sera important d’accélérer le déploiement sectoriel et territorial de la réforme du système de protection sociale, ce qui devrait constituer un levier important pour atténuer le poids du secteur informel, renforcer les filets sociaux et améliorer la résilience des tissus productifs locaux aux chocs et aux crises exogènes.

Il est également question de renforcer la capacité budgétaire des collectivités locales, afin de maintenir et de consolider les services publics. « La pandémie a généré de lourdes conséquences budgétaires sur les finances locales. Celles-ci se sont traduites par une augmentation des dépenses (plan de sauvetage, fonds de solidarité…) et une baisse drastique des recettes (contraction de l’activité économique, confinement, report des impôts…) qu’il convient de surmonter par le soutien des acteurs locaux affaiblis par la crise », fait savoir la DEPF.

La rapport encourage, en outre, l’instauration d’une intelligence collective basée sur la numérisation des territoires à travers, notamment, la simplification des procédures, l’investissement dans le domaine du numérique, comme levier de renforcement de la connectivité des territoires et d’impulsion de leur contribution au développement de l’économie nationale et sa diversification.

Par ailleurs, une attention particulière devra être accordée au fondement d’une culture durable fondée sur la promotion des activités vertes génératrices d’emplois décents et de revenus durables. Dans cette perspective, souligne le rapport, des leviers peuvent être actionnés, notamment l’encouragement et le soutien des investissements dans le domaine des énergies renouvelables, l’accompagnement et le parrainage des entreprises porteuses de projets verts et l’incitation des activités économiques bas carbone.

Ce rapport, élaboré en partenariat avec la Banque Mondiale mène une analyse approfondie de l’impact de la crise du nouveau coronavirus (Covid-19) au niveau territorial, en mettant l’accent sur le marché du travail et sur la structure sectorielle et le poids de l’informel dans les 12 régions du Royaume, en vue d’approfondir la réflexion sur les nouveaux choix stratégiques prônés par le nouveau modèle de développement en rapport avec l’ambition de consacrer les territoires comme lieux d’ancrage du développement.

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