Terre, Akal, Ard… !

«AKAL», ou encore «ARD», est un concept respectivement en amazigh et en arabe qui a pour sens «TERRE» est identique en symbole. Historiquement, la communauté marocaine s’est toujours agrippée à mort aux fibres de ses tetres natales. Depuis déjà des lustres, ces attachés séculaires s’insurgeaient de manière ferme, chaque fois que des intrus tentaient de les en déposséder ou leur porter préjudice. L’ère coloniale à multiples phases, tant martiale pour recouvrer l’indépendance de la nation que pacifique pour parachever la récupération des provinces du sud, ne faisait qu’enhardir cette ardente dévotion de la terre, synonyme de l’essence en bénédiction. A présent, le culte de la terre est inviolable et nul ne saurait badiner avec son impact existentiel, car, de tout temps, il représentait la fierté et la condescendance de toute une patrie. Ceci étant, quand on ne cessait de s’époumoner pour faire asseoir la justice sociale et territoriale, ce n’était nullement une requête casuelle ou tout au moins infondée. C’était, bien au contraire, une doléance qui réclamait, avant tout l’équité dans la répartition des richesses et, ensuite, la prévention contre les agressions que pouvait subir la terre ancestrale. Des manifestations de la terre ont l’habitude de brandir haut et fort, le message de la territorialité. Des alertes incitatrices et messagères et des appels préventifs ! Et ce n’est pas en creusant des abreuvoirs dans les terres des exploitants à l’adresse des dromadaires, qu’on pourrait résoudre les problèmes des nomades aux dépens des sédentaires ! Les richissimes notables chameliers qui imposent la loi de la jungle devraient cesser de subtiliser les terres des ayant-droits, par la fermeté et l’intransigeance des mesures à entreprendre, dans un pays de droit et des institutions, comme on a toujours prétendu…

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